Redouane Fergati, le basketteur professionnel

Avec Tony Parker, Redouane Fergati a un point commun, tous les deux sont meneurs au sein de leurs équipes. Le reste ne se ressemble pas et Redouane pourrait même avoir un parcours aussi atypique que celui de TP ! Explications…

La Dream Team
Les parquets de basket, Redouane ne les a pas côtoyés dés son plus jeune âge. Né en 1978, c’est à 14 ans, soit en 1992, qu’il savoure les images des Jeux Olympiques à Barcelone et de l’équipe de Michael Jordan. Cela l’incite alors à débuter au club de Pont de Cheruy dans l’Isère où il prend sa première licence. Il évolue en Régional chez les Jeunes et son niveau le fait jouer en équipe première.

 

Avec l’équipe de Pont de Cheruy. Premier en partant de la droite, numéro 7

Huit ans plus tard, à 22 ans, il se retrouve chez les Seniors à Saint-Chamond, en National 2. Il vit la montée en National 1, puis de 2004 à 2007, il pose son lancé franc de basketteur à Salon de Provence, du côté des Bouches du Rhône. Après ces trois ans, il remonte vers le Var en intégrant le club de Sorgues. Resté un an, le Pontois remporte le Trophée Coupe de France de National 2.

La victoire du Trophée Coupe de France à Sorgues

La victoire du Trophée Coupe de France à Sorgues

« Ensuite, je me suis rapproché de Lyon pour des raisons familiales. Précisément à l’Ouest Basket Lyonnais. » Auprès des siens un temps, il attend deux ans pour reprendre la route. Finalement, plus en solo mais marié et papa, il fait de l’Ile de Ré et du club de Saint Clément les Baleines son nouveau chez lui. En 2011, cela fait deux ans que Redouane y joue. L’équipe est passée de National 3 à 2. « Le club dans lequel j’évolue aujourd’hui est à considérer comme un Petit Poucet. On représente une petite ville qui n’a même pas 800 habitants. » Celui qui a débuté à Pont de Cheruy semble s’être établi peut être pour de bon sur l’Ile de Ré, de l’Isère à la Charente-Maritime.

Les couleurs de l’Algérie
Alors qu’il joue au club de Salon de Provence, Redouane rencontre l’entraineur de la sélection algérienne, qui vit sur Aix en Provence. Là, il est présélectionné pour évoluer en équipe nationale d’Algérie. Il quitte alors la France pour trois mois de préparation, de juin à août 2005, et participe aux Jeux Méditerranéens en Espagne. Redouane va aussi jouer en Italie où est présente l’Algérie pour un tournoi. « Mon temps de jeu n’était pas forcément très important mais cette expérience m’a permis d’être au contact d’autres basketteurs évoluant aussi bien en Algérie qu’en France. » Jouer avec l’équipe algérienne permet à Redouane de se rapprocher de ses origines.

Un Redouane souriant sous les couleurs de l’Algérie

« Je connaissais surtout le pays pour m’y rendre en vacances, pour voir la famille. J’ai découvert Alger que je n’avais jamais vraiment visité. » Néanmoins, comme dans tous les sports, les entraineurs font des choix qui écartent certains joueurs et c’est le cas pour Redouane. Avec Faid Bilal, il n’évoluera que très peu. Ne se sentant pas très à l’aise, il ne donnera pas suite lorsque de nouveau il est appelé sous l’ère d’Azzedine Labouize parce qu’il a aussi d’autres projets en tête. « Sportivement parlant, être en équipe nationale m’a appris de nombreuses choses sur le basket, ça m’a incité à me perfectionner. Humainement parlant, j’ai fait de belles rencontres, j’ai vu d’autres cultures notamment pendant les tournois. Et surtout j’ai vu mon pays d’origine d’un œil différent. Je n’étais plus le simple touriste ou fils d’immigré de retour seulement pour des vacances.» Si on lui avait proposé l’équipe de France, qu’aurait-il alors décidé ? « Je ne me suis même pas posé la question car être appelé en équipe nationale française ou algérienne est impressionnant et ce n’est pas quelque chose que je visais. Alors je n’ai pas de réponse à ça. Ce que je peux dire c’est qu’entendre l’hymne d’un pays avec toute cette effervescence autour est magique. »

Redouane, le basketteur et l’éducateur
En même temps que sa profession de joueur de basket, Redouane est aussi éducateur sportif. « Le reste de mon temps libre je le consacre à entrainer des équipes. Je ne peux pas être que joueur ! » Ainsi, ce fameux projet qui trotte dans sa tête est un camp de basket qui a lieu tous les étés pendant six jours, avec des éducateurs diplômés d’état. « On a signé des partenariats avec des clubs comme Pont de Cheruy par exemple ou encore l’Ouest Basket Lyonnais. Ils s’investissent dans le camp eux aussi. » L’objectif est de travailler avec des jeunes déjà initiés au sport afin de les perfectionner, les responsabiliser, les aider à s’épanouir et veiller à leur sécurité, ainsi l’indique le site web de 2F Camps Basket (www.2fcampsbasket.over-blog.com). D’ailleurs, France 3 s’était aussi intéressé au dernier camp qui a eu lieu à la Motte Servolex comme chaque année. Redouane sait donc où il va, en étant diplômé de la licence STAPS, ce qui correspond aux profils des éducateurs dans ce camp. Est-ce que cela l’inciterait par la suite à aller vers une carrière d’entraineur ? « Il faut voir. » De 2F Camps Basket, Redouane est éducateur mais aussi président, Sylvain Jacquemont, Jérôme Chabrière, Patricia Jacquemont et Noël Franco font aussi partie de cette équipe. A chacun sa dreamteam !

Redouane et la famille Fergati
A de nombreuses reprises, sa carrière de basketteur l’a empêché d’être auprès des siens, en raison de rencontres à l’heure où sa famille se réunissait. « Il a fallu du temps à mes parents afin qu’ils comprennent que j’étais sportif professionnel et donc que je vivais de cette passion. Mais leurs doutes sont fondés. Quand tu vois des sportifs à la télévision, tu ne penses pas que ton fils puisse lui aussi vivre de ça, ce n’est pas une fortune mais je peux vivre de ce que j’aime ». A ses débuts, Redouane est encore dans la région iséroise donc il reste assez proche de son père, de sa mère. Les transferts de clubs entrainent l’éloignement, l’éloignement s’accompagne d’un manque parental. « A présent moi-même papa, mes parents voudraient voir plus souvent ma fille. Ils m’ont oublié (rires) ». Redouane peut aussi compter sur la force de ses frères et sœurs. « Ils ont vraiment conscience de ce que représente une carrière professionnelle de basket. Mon grand frère Mohamed me suit régulièrement. Il lui arrive de prendre l’avion pour venir me voir jouer sur l’Ile de Ré puis de repartir après. Lorsque j’étais en équipe nationale, il était très présent aussi. Mes petits frères sont aussi derrière moi, sans parler de mes sœurs. »

Objectif ? Le panier !

Le basket a encore sa place pour longtemps dans la vie de Redouane. « Je ne vois pas encore ma fin professionnelle. Mon corps suit donc je continue. Mais l’arbitrage pourrait bien m’intéresser pour la suite. » A ses yeux le Trophée Coupe de France remporté est une grosse fierté, comme ces montées en division supérieure qu’il a pu rencontrées sur sa route, en plus de la sélection algérienne. Comme il l’a dit lui-même « il n’y a pas de secret, le travail paie ». Alors puisse sa route sportive être émaillée de succès.

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7 réflexions sur “Redouane Fergati, le basketteur professionnel

  1. je suis allé te voir contre le CLAR,la semaine dernière et tu guides toujours aussi bien ton équipe vers la victoire..En souvenir des 2 années O.L.B que j’ai passé avec toi,je te souhaites une belle fin de carrière…Et a samedi contre SOPCCC et que le meilleur gagne..Le Papa de qui tu sais……

  2. tu me manque bcp nadjma et ta petite princesse que je n’est pas au l’occasion de faire sa connaissance le grand bonjour a luka de ma part

    madame duran chouchou

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