A la Chandeleur, il y avait crêpes et… beghrir marocains !

Qui a eu cette idée folle, un jour d’inventer la Chandeleur ? Quelqu’un de religieux, d’après ce qui s’écrirait. Cette fête serait liée à la Vierge Marie, à sa purification quarante jours après la naissance de Jésus. L’événement avait permis de présenter l’enfant au sein du Temple, à Jérusalem.  Aujourd’hui, à l’heure de 2012, en faisant un petit tour des cuisines, on se rend très vite compte que Chandeleur évoque directement les crêpes et leur préparation. D’ailleurs, de jolies légendes se cachent derrière l’élaboration de ces délicieuses crêpes ! En tenant une pièce de monnaie dans une main et en faisant sauter les fines galettes rondes de l’autre main, la prospérité pourrait suivre le cuisinier et ce tout au long de l’année. Attention, il faut que la crêpe atterrisse dans la poêle et non sur le sol pendant l’exercice d’adresse. En s’éloignant de la signification, il est souvent très difficile, particulièrement pour la faim ou la gourmandise, de savoir comment manger la crêpe. Plutôt salée ou sucrée ? Simplement avec du beurre ou alors avec une garniture des plus riches, notamment le traditionnel fromage rapé, jambon et œuf. Tout ne s’arrête pas là ! Utiliser plutôt une farine de sarrasin ou une farine de blé ? Quant à la région de France numéro une en terme de crêpe, elle reste la Bretagne. Tipiak ! Une envie de crêpes ? Pour assouvir le désir, il faut de la farine, des œufs, du lait. Aux uns et aux autres d’ajouter beurre (dans la pâte ou dans la poêle, il faut choisir !), sucre vanillé voire rhum (conduire ou manger il faut choisir !). Devant les fourneaux, ou la Crêpe Party par Téfal,  lorsque le coup de main est pris, la pile de crêpes vient atteindre des sommets. Mais à la Chandeleur, on ne mange pas que ça !

Le beghrir, le beghrir !!!
Qui de la crêpe ou du beghrir est arrivé en premier ? On ne le saura peut être jamais, sauf si enquête culinaire est menée en la matière. Le beghrir ressemble à la crêpe par sa forme ronde mais aussi par ses multitudes de garnitures possibles, même si la salée reste particulière. Ce qui vient les différencier ? Ces petits trous qui viennent se former à la surface des beghrir lors de la cuisson. D’ailleurs, ils sont synonymes de la cuisson terminée.

 

Afin de les retrouver, il faut traverser la Méditerranée, là où il fait bon le soleil et l’huile d’olive. Mais chaque région ne les nomme pas de la même manière. Beghrir est le nom donné au Maroc. En Algérie, ils peuvent se nommer khringo, korsa, tighrifine… Pour la cuisson, ce sont semoule fine, même très fine, farine, sel, sucre (ou pas), levure boulangère, levure chimique et eau tiède qui se retrouvent dans  le robot batteur. Des variantes viennent s’inviter sous le nom d’oeuf, de lait également. Un temps de repos important est à respecter : deux heures sans courant d’air afin de laisser les levures faire leur travail. Un beghrir n’est pas une crêpe durant la cuisson, il ne se retourne pas et on ne le fait pas sauter. Quand faire des beghrir ? Il n’y a pas d’occasion pour cela, même si pendant le Ramadan, il a une place de taille sur la table avec ses amis miel et huile d’olive. Ce n’est pas pour autant, qu’on ne peut pas l’accompagner d’autres sucreries…

 

Beghrir et crêpes ont pourtant les mêmes ennemis malgré leurs différences : les grumeaux !

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