Doré, argenté, en forme de cœur, de coquillage, avec du voilage. Ainsi sont les modèles possibles de « amarya », de palanquin pour la traduction en français. Les styles sont très nombreux et la mariée choisit ceux qu’elle préfère.
Le but est que chaque palanquin puisse correspondre aux tenues portées pour le grand jour. Grands, petits, fantaisistes ou non, ils apportent un plus aux mariages lorsque les porteurs, eux-mêmes arborant leurs habits traditionnels, les soulèvent. Ils portent, en plus du palanquin, la princesse de la soirée.
Au milieu des youyou, lorsque la mariée fait son entrée avec une nouvelle tenue, c’est sur une « amarya » que tous les invités, femmes et hommes, peuvent l’admirer. Afin de l’installer confortablement, les porteurs cachent les préparatifs grâce à leurs « selhem », leurs grandes capes. Au nombre de quatre, ils parviennent à faire en sorte que personne ne puisse voir la mariée se mettre en place. Une fois la perfection quasiment atteinte, les voilà qui laissent « lala laroussa » apparaitre aux yeux des gens.
Dans certaines traditions, on lance du riz sur la mariée mais là ce sont des pétales de rose qui sont lancées. C’est par ses mains tatouées au henné qu’elle salue. Les porteurs font aller et venir le palanquin suivi par ceux et celles qui dansent autour de lui. Une chanson de Jedwane ou de Tahour, fameux chanteurs de chaabi marocain, met encore plus d’ambiance et rend le moment majestueux. En connaissant tous ces détails, on sait maintenant pourquoi les jeunes célibataires marocaines rêvent d’un beau mariage mais surtout de monter dans « amarya ». Devant l’émotion de la famille, c’est un moment qui marque encore plus l’entrée dans la vie de femme mariée.
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