Le Maroc, pays du soleil couchant

Un royaume aux portes de l’Afrique, entre Méditerranée et Atlantique. Tanger, Casablanca, Essaouira, Agadir : du nord au sud, le Maroc offre des paysages variés et sa population montre un vrai sens de l’hospitalité.

Une étoile verte sur un fond rouge et deux lions qui protègent une couronne. Le sifflement de la bouilloire qui rappelle que l’eau est à point et le bruit du thé que l’on verse. Tous ces signes rappellent que l’on parle du Maroc. Entre modernité et tradition, entre appels à la prière et chansons qui raisonnent dans les médinas… Entre un plat de couscous et une pastilla, on s’assied et on se raconte le Maroc.

Tout commence là haut, du côté de Tanger, la ville blanche. Elle représente la porte de l’Afrique mais aussi le départ pour l’Europe. En été, c’est d’assaut que les Marocains résidant à l’étranger la prennent. Pourtant, nous ne sommes pas en temps de guerre… Le port, « lmina » ou encore « lmarssa », c’est par là qu’ils transitent pour revenir sur la terre de leurs origines. A quelques heures de là, voilà Oujda la maroco-algérienne. Tout près de la frontière avec l’Algérie, la ville est celèbre pour sa musique qui fait danser les épaules. Une petite derbouka réveillera les Oujdis et les Oujdias !

Fez, ville impériale.

 En se promenant dans l’Atlas, Ifrane s’impose à nous. Une ville où il fait frais en été et très froid en hiver ! Elle abrite les skieurs et souvent l’équipe nationale d’athlétisme. Quoi de mieux qu’un petit tour en altitude pour l’entraînement ? Mais ce ne sont pas que des sportifs que l’on retrouve, il y a aussi des touristes qui aiment se ruer sur le lion. Comment ça, on parle d’un zoo maintenant ? Non, il s’agit d’une statut en pierre. Donc si vous y voyez un attroupement, surtout pas de panique. La file d’attente peut être longue et il faut savoir s’imposer pour être photographié avec.

Savoir s’imposer, tout à fait, comme à Fez lorsque l’on se promène dans ses rues. On arrive dans l’une des villes impériales du pays qui a longtemps été la capitale du royaume chérifien. Dans la médina, les passants et les marchands grouillent. Pour un pyjama brodé, on négocie. Les acheteurs tentent de diminuer les prix quand les vendeurs restent cantonnés sur leurs positions avec la phrase typique : « Je te jure que tu ne trouveras pas moins cher. » Soit on fait confiance, soit on se méfie. Soit on se sépare en bon terme, soit on se maudit, sur un petit air d’appel à la prière et de versets du Coran qui raisonnent dans les mosquées.

Les mêmes versets que l’on entend au mausolée Mohamed V à Rabat, là où sont enterrés les précédents rois et l’un des oncles de Mohamed VI, le monarque actuel. Le lieu donne vue sur l’Atlantique, à quelques kilomètres à peine. La grande étendue près du mausolée est le terrain de chasse des tatoueuses au henné. Un album avec des photographies de dessins et une seringue à la main : ainsi se promènent-elles. Une petite fleur vous tenterait ?

Casablanca…Essaouira.

Dar El Beida, la Maison Blanche, Casablanca. Son joyau ? La mosquée Hassan II, au bord de l’eau. Un édifice majestueux et symbolique visité par le pape Jean Paul II de son temps. Non loin de là, c’est le paradoxe occidento-oriental avec un Mc Donalds, un Pizza Hut. Une pointe américaine dans un monde marocain. Les Twin Towers sont une preuve de plus au centre de la ville. Deux tours qui font penser au World Trade Center. Mais, comme partout au Maroc, il y a le moderne et le traditionnel.

C’est cela que l’on remarque aussi à Essaouira, où il s’agirait beaucoup  plus de l’Espagne. La plage y est superbe et propre. Une envie de poisson, les restaurants sont nombreux, les uns à côté des autres. Des merlans, des crevettes tout juste pêchés sont mis en valeur sur des étals. Ce sont aux clients de choisir ce qu’ils retrouveront quelques minutes plus tard dans leurs assiettes. Dans les rues, les maisons sont d’un blanc éclatant et les portes et volets d’un bleu azur qui fait rêver.

Merzouga et le désert

Lorsque l’on prend la direction du désert, ce sont des dunes qui se dressent. Tout à coup, en les apercevant, on se rend réellement compte de la richesse de la nature. On passe de l’océan au désert, comme si on tournait les pages d’un livre. Et là, le livre est marocain. A Merzouga, le sable se souvient encore des voitures, des motos et des camions du Paris-Dakar, qui passaient tout près du centre de la ville.

Un sable que les touristes apprécient pour ses bienfaits contre les rhumatismes. Ils l’envahissent en été et logent parfois « Chez Julia », une petite auberge très sympathique et familiale. Les gens sont souriants et ont le temps de vivre. On sent leur « berbérité », tout comme, plus au sud, à Agadir. Ne cherchez plus les stars, ce sont les tajines ! Un plat en terre avec un joli chapeau qui cache viande, légumes et sauce. Un vrai régal avec un accent berbère, le regard tourné en direction du Sahara, de Dakhla, de Laâyoune…

On l’aura compris, le Maroc est synonyme de beauté, de richesse, de diversité. Bien au delà de tout cela, c’est l’aspect chaleureux qui s’en dégage. Entre un verre de thé et une assiette de gâteaux, il serait difficile de faire plus chaleureux. La chaleur du soleil pourrait bien faire concurrence et encore, seulement en été. 

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