03/10/2011- Sénat, à bâbord toute !

"Le gouvernement prend acte de la victoire", ainsi a été la phrase de François Fillon, le mardi 27 septembre devant les députés à l’Assemblée Nationale. Aucune envie pour le Premier Ministre de s’étendre sur le sujet puisque cela reviendrait à parler des raisons de ce revers. En effet, les votes des grands électeurs sont venus mettre l’UMP face à ses problèmes et ce devant tous les Français : une fragmentation de l’intérieur du parti. Le président a parlé d’un climat général de division. Certains voudraient réintégrer un Pierre Charon, dissident et suspendu de l’UMP pour avoir présenté une liste contre Chantal Jouanno. Le faire ou non ? Une défaite qui suit les échecs des dernières élections locales en 2008. La majorité perd aujourd’hui du terrain et au Sénat c’est la toute première fois depuis la création de la Vème République que le Parti Socialiste est majoritaire avec 177 des sièges sur 348.

L’UMP en chute libre
Ce sont surtout les défauts de la gouvernance qui sont de plus en plus évidents venant décevoir ceux qui représentaient pourtant un soutien jusqu’à présent. Cette gouvernance réussirait-elle à tenir si l’élection présidentielle avait lieu en 2013 plutôt qu’en 2012 ? Aujourd’hui le Parti Socialiste est en position de force, ce qui ne peut qu’encourager les candidats aux primaires socialistes à se surpasser. Et l’UMP la voyait venir de loin cette défaite, depuis la chute de 2008. Alors afin d’expliquer le résultat de ces derniers jours, les violons de tous ont été accordés afin d’évoquer division, périodes de crises… L’UMP a rassemblé au moins pour les opinions et les analyses des événements sur tous les médias. Partout ils s’étaient passé le mot pour tous dire les mêmes choses.  

La suite…
Qu’est ce que cela augure pour la Présidentielle de 2012 au vue de toutes les autres affaires qui se révèlent : Karachi, Bettencourt… ? Le pouvoir éclaboussé, les Français en ont assez des politiques aux discours promettant monts et merveilles pour finalement fraudes et malhonnêtetés. Le succès libyen, les promesses d’état palestinien observateur viennent un peu tard pour un Nicolas Sarkozy comme une évidence pour sa succession, aux yeux de ses partisans. Pas si sûr que tous ces points viennent jouer en sa faveur. D’ailleurs qu’est ce qui est donc passé par la tête de Gerard Larcher pour se représenter à la présidence du Sénat ? A-t-il oublié l’espace d’un regain de pouvoir que l’Institution a viré de bord ? Quand il est temps de partir, il est temps de s’en aller. Rien ne sert d’être trop avide et gourmand de gouvernance !

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