16/01/2012 – Un rallye Dakar,sans Dakar

Une dune qui était témoin de ce rallye, de son temps en Afrique

 

Ce 15 janvier, le célèbre rallye a pris fin. Les vainqueurs portent les noms de Stéphane Peterhansel pour les autombiles, de Gerard De Rooy pour les camions et de Cyril Despres dans la catégorie des motos. Un beau triomphe avec deux Français ! Cependant, cette nouvelle édition aura été marquée par le décès de Jorge Martinez Botero, suite à une terrible chute de moto.
A nouveau, le rallye n’a plus Dakar comme arrivée. Les différentes étapes et spéciales se sont déroulées en Amérique du Sud entre l’Argentine, le Pérou et le Chili, bien loin des dunes africaines, des côtes marocaines, des haltes en Espagne ou au Portugal.

Le jour où le rallye "Paris-Dakar" a vu le jour
Lendemain de Noël, 26 décembre 1978. Comme un cadeau tombé du ciel, la première édition prend son départ depuis la capitale française et sa place du Trocadéro. A la base de cette nouvelle aventure se trouve Thierry Sabine. Ayant lui même pris part à une course entre Abidjan et Nice au cours de laquelle il s’est égaré, il veut réunir des pilotes afin de découvrir les étendues désertiques africaines. Au menu, près de 10 000 kilomètres à dévorer, sans jamais se perdre. Un gros défi ! Un peu moins de 200 véhicules sont alors sur la ligne de départ. On sait que l’on part pour Dakar sans savoir pour autant quelles seront les difficultés sur le chemin. Tous n’atteignent pas l’étape finale mais un rallye des plus importants et prestigieux au monde est né. Chacune des versions est marquée par des événements venant troubler la tranquillité du déroulement du rallye. En 1983 par exemple, une impressionnante tempête de sable va s’inviter à l’édition. Le désert ne se laisse pas faire aussi facilement. Des exploits vont aussi avoir lieu comme avec Hubert Auriol qui, même avec deux chevilles brisées, finit la course. D’autres se voient remporter consécutivement différentes éditions en auto ou en moto. Le deuil et la mort sont aussi du rallye malheureusement. En effet, le fondateur va perdre la vie avec Daniel Balavoine et d’autres participants au cours du crash d’un avion. Les années 80 et 90 se succèdent avec des faits inédits marquant l’originalité de chaque nouveau départ. Certaines arrivées se font non plus à Dakar mais au Cap, ajoutant ainsi des milliers de kilomètres aux compteurs des motos, des automobiles, des camions et des autres monstres mécaniques. Par la suite, tous s’aventurent pour les Pyramides de Gizeh. Hommes tout comme femmes sont présents. Le désert peut pourtant les avaler mais ils continuent à aller à sa rencontre et sa conquête, comme pour repousser encore plus loin les limites désertiques. Chutes, accidents… même en ayant remporté l’étape de la veille, celle du lendemain peut marquer la fin.

Envers la météo mais aussi les terroristes 
Les itinéraires ne sont pas toujours les mêmes. Parfois les arrivées se font ailleurs qu’à Dakar et les départs se font depuis le Portugal, voire plus au Nord de la France. La météo a aussi son mot à dire. Mais il est autre chose contre laquelle il est difficile de lutter. Le terrorisme ! Changements de parcours, annulations d’étapes en ont été les conséquences, dés les années 2000 d’ailleurs afin d’éviter le Niger. Cependant, cette menace est aussi un fardeau pour la continuité du "Paris-Dakar" en Afrique. En effet, en 2008, le rallye est annulé. Le sport ne peut tout résoudre. La Mauritanie a vu l’assassinat de quatre Français la veille de Noël. Alors que l’ensemble des équipes est prête à partir depuis Lisbonne, la machine fait arrière toute. Les policiers mobilisés par l’état mauritanien ne sont pas suffisants contre la peur de nouvelles attaques. Mieux vaut éviter alors tous les risques. 2008 se fait sans compétition mais l’Amérique du Sud qui possède des points communs avec les décors africains devient l’hôte du Dakar grâce à des pays comme le Chili, l’Argentine, le Pérou… Le terrorisme est une situation que l’on retrouve aussi aujourd’hui dans la compétition maritime puisque certaines courses sont neutralisées, l’espace de quelques jours, afin de passer au delà des zones dangereuses, de pillages et de piraterie. Aujourd’hui, cette délocalisation sud-américaine doit donner satisfaction aux défenseurs de l’écologie mais aussi de l’humanité, le rallye ayant déjà coûté la vie des habitants des bords de route et des villes où passaient les tracés en Afrique.

Par respect pour une époque au cours de laquelle le rallye passait par l’Afrique et tout particulièrement par le Sénégal. Par respect pour l’Afrique tout simplement, ne faudrait-il pas définitivement changer le nom du rallye ?

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