19/09/2011 – Sabra et Chatila

Image : vidéo depuis http://israelnjudaism.blogspot.com/ (http://www.youtube.com/watch?NR=1&v=CV5wZoKSdP4)

 

Si le 11 septembre dernier était le jour de commémoration des attentats de 2001, cette semaine du 16 septembre est marquée par un autre triste anniversaire. Un souvenir que peu nombreux sont ceux à connaître. Parce qu’il ne les concerne pas, parce que cela ne les intéresse pas, ou simplement parce qu’ils ne savent pas, que les lumières médiatiques ne sont pas assez puissantes étrangement. Ainsi voilà près de trente ans que l’humanité a connu Sabra et Chatila et leurs massacres. Ils étaient jeunes, vieux, hommes, femmes et ont perdu la vie sous les coups des armes des Phalangistes libanaises.

Ariel Sharon, dont nous n’entendons plus parler aujourd’hui, avait, un certain 14 septembre 1982, décidé d’envahir l’ouest de Beyrouth après l’assassinat de Bachir Gemayel, président libanais tout juste élu. Entourant alors les camps, autorisation est donnée aux Phalangistes Chrétiennes de rentrer dans ces lieux et de procéder à leurs massacres, des terroristes se cachant parmi la population civile, d’après les dires. Le ministre de la défense de l’époque, le fameux Ariel Sharon, dit qu’il ne savait pas ce qui se préparait. Au partir des Phalangistes, au matin du 18 septembre, ce sont des Palestiniens de tous les âges qui ont été tués. Pour certains, il y a eu 500 morts, pour d’autres près de 5000. Plus de terroristes que de civils alors ?

Pierre Péan, journaliste et écrivain, a raconté dans le Monde Diplomatique le triste spectacle qu’il s’en est allé voir au Pays du Cèdre. A présent, chaque année, l’anniversaire de Sabra et Chatila hante les pensées de ceux et celles qui ont survécu au drame et de ces personnes qui ont tout perdu un mois de septembre 1982. Cependant, ils continuent de se rappeler. Peut-être même qu’ils se disent qu’un jour, lorsque les Palestiniens disposeront de leur auto-détermination, de leur état, de leur hymne et pleinement de leur drapeau, ils se souviendront de manière nationale. Dans leur calendrier, ils établiront un jour du souvenir. Se souvenir de Sabra et Chatila et de tout le reste. De tous les massacres qu’ils ont connus. Entendez-vous pourtant leurs plaintes ? Non ! Elles sont couvertes par toutes les autres cris mis en lumière par presse et médias. Puisque nous ne pouvons pas se faire affronter les souffrances, nous pouvons au moins dire que c’est à celui qui crie le plus fort qu’est donnée la parole. Les Palestiniens, eux, souffrent en silence.

 

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