20/06/2011 – L’été arabe

Ce n’est plus un printemps à présent mais bien plus. De décembre dernier à ce mois de juin, cela fait six mois que les Arabes de Tunis au Caire, de Tripoli à Sanaa, et au cœur de l’actualité à Damas (pour ne citer que ces pays) font entendre leurs voix afin d’obtenir une vie meilleure. Stopper les privilèges, avoir plus de libertés et en finir avec des pouvoirs despotiques et tyranniques, voilà certaines de leurs demandes. Des souhaits qui semblent bien trop démesurés pour leurs dirigeants. Comme lassés de ces appels et n’appréciant pas que soit scandé bien haut ce que tout le monde pense tout bas, ces pouvoirs abbattent leur rage sur leurs propres peuples. Même depuis les airs tombent sur eux des missiles assassinant toutes les tranches d’âge sans distinction.

Au tour de Damas de voir l’espoir persister dans la tête des révolutionnaires car ils savent que quelque chose de bien devrait leur arriver. Mais quand ? Oui, quand est ce que leurs aspirations seront écoutées ? Les balles syriennes tuent des Syriens. Les soldats syriens tuent des hommes et femmes syriennes. Terreur et armes lourdes contre natifs du pays qui fuient, voilà la réalité. Il serait 10000 réfugiés. La Turquie représente cette Egypte, cette Tunisie qui ont accueilli les réfugiés libyens. Quand les soldats et l’armée se rendront compte que face à eux se trouvent leurs frères et sœurs, ils regretteront. Néanmoins en prenant en compte l’ensemble des violences même au Maroc, qui semble aller droit vers une monarchie parlementaire, une question persiste : les Arabes ne connaissent que violences, que meurtres et massacres afin de pouvoir rester à la tête d’un état ? Lorsqu’il est temps de s’en aller, il est vraiment temps de s’en aller !

Cette contestation arabe marque cependant le manque de poids de l’ONU. Une organisation qui n’est pas assez dissuasive. Qu’importe les sanctions ou les condamnations, les purges d’êtres humains continuent encore et toujours. A quoi sert également la Ligue Arabe, si ce n’est à ne jamais être d’accord.

Alors après le printemps, se profile cet été arabe qui laisserait peut être sa place à un automne arabe, un hiver arabe… une année aux couleurs arabes tout simplement. Pas sûr ! Si les peuples se meurent, les tyrans auront alors tout gagné. Le soleil que les défenseurs de la démocratie voulaient faire se lever restera comme cet astre brûlant sur le sable du désert : bien trop lointain encore là haut dans le ciel pour régir la vie des pays.

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