30/05/2011 – Maroc, l’exception sur sa fin ?

Jusqu’à présent le pays était comme l’exception à ce printemps des pays arabes. En effet, le Maroc ne pouvait tomber dans la même situation violente que la Tunisie, l’Egypte, la Libye… d’après les analyses. Le cousin du roi parlait de changement et non de révolution. Les réformes décidées rapidement lui donnaient raison et faisaient en sorte que le pays ne s’embrase pas. Elles faisaient aussi en sorte que le reste du monde applaudisse les concessions marocaines. Aujourd’hui, pourtant, les contestataires existent bien au royaume de Mohamed VI et ils réclament moins de corruption, plus de droits. Un contraste existe entre un mouvement, celui dit du 20 Février et un autre mouvement, celui qui ne veut pas que l’on touche à la personnalité du roi et à l’image du pays. Tout le monde néanmoins sait que les réformes sont nécessaires et qu’à l’instar de tous les autres pays, les choses doivent changer. Rien que la corruption devrait être un moteur commun pour vouloir une évolution car elle est un fléau qui touche une majorité de personnes au Maroc, victimes comme auteurs.

Depuis quelques jours, la répression du Makhzen semble bien plus difficile et les vidéos montrant des scènes de violence font leur chemin sur la toile. Les médias français n’en parlent que peu et la presse marocaine aucunement. Face à cette situation, certains (notamment aux terrasses de certains petits bouchons lyonnais) se demandent pourquoi. Pourquoi ne pas mettre en lumière ce qui se déroule au Maroc ? La réponse est vague. Protèger l’image du pays, ne pas tuer le tourisme, ne pas tout mélanger… sous couvert de l’omerta ? Ce qui est sûr pour l’instant, c’est qu’à Rabat le festival Mawazine a émis ses plus belles chansons avec des artistes chèrement invités et PAYES. Ce qui est sûr c’est que le tramway est en service et était gratuit les trois premiers jours. Des nouveautés qui étouffent la contestation marocaine. On fait souvent du neuf avec du vieux. On cache souvent les défauts de façon artificielle. Et si l’artificiel n’était plus en odeur de sainteté au Maroc ? Quand les autorités repriment dans la violence les manifestants, ils contribuent à leur cause qui elle se veut pacifique : évoluer tout simplement.

Si on cherche à trouver les instigateurs de ce mouvement, deux mots reviennent alors : gauchistes et islamistes. Il faudrait alors appartenir à un de ces deux courants pour manifester, d’après les responsables marocains.

 

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