Mon France-Brésil de 98

Juin 1998…
Je viens de finir ma première année de collège. La petite fille de 11 ans que je suis, baskets mal lassées aux pieds et survêtement multicolore, va goûter à la World Cup. Avec 66 jongles à mon actif (mon compteur s’est bloqué là !), je vais enfin assister à une Coupe du Monde, l’événement footballistique le plus important de la discipline. Déjà en 1996, aux Jeux Olympiques d’Atlanta, la demi-finale Brésil-Nigéria me fait découvrir la Seleção. Les Brésiliens ne remportent pas cette rencontre (le Nigéria finira champion olympique) mais je découvre Ronaldo, un phénomène !

Retour dans le passé, 28 janvier 1998…
Devant des milliers de télévisions, la planète football française assiste à l’inauguration du Stade de France à Saint Denis dans le 93. C’est un soir de France-Espagne. En regardant ces images, je me dis depuis la Province « wow il est immense », bien plus que Gerland où on construit le virage sud ! Côté vestiaires, Aimé Jacquet est critiqué par le deuxième entraineur de l’équipe de France : les journalistes sportifs du pays. La collégienne que je représente mange, respire et vit foot depuis 1995 déjà… A force d’accompagner mon père aux matchs de mon frère qui joue dans l’équipe de Loyettes (ville perdue entre deux vallées), mon sang est contaminé par le virus du foot. J’en viens même à acheter les fameux albums Panini, chaque année de championnat.

Quelques mois plus tard…
La première semaine de juin, ma chambre est mise en chantier. J’en tapisse les murs. 16 posters représentent les 16 équipes qualifiées. Je dors observée par Zidane, Bassir, Ronaldo, Van Der Sar… Je me réveille sous les yeux des équipes mexicaine, tunisienne, américaine… Je dégote un débardeur « Coupe du Monde 98 » chez Carrefour, mon sponsor officiel. Quand la compétition débute, pour dire vrai, l’équipe de France n’est pas ma priorité. C’est seulement après sa qualification pour le tour suivant, que je me rends compte de l’engouement qu’elle suscite. Avant ça, une autre nation attire mon attention, le Maroc dans la poule du… Brésil. Eliminé au premier tour, j’en pleure (je pleure souvent devant du foot oui, oui). Les Brésiliens tuent les rêves marocains dés le premier match sur un score de 3-0. Néanmoins la vengeance sera terrible ah ah ah (façon Gargamel) !!!

Paraguay, Italie, Croatie… 27 juillet, 3 juillet, 8 juillet…
Chaque soir de victoire, ma rue est en fête. Le 12 juillet, le summum est atteint. Où est ce que je suis pour l’occasion ? Chez des voisins. Il y a ma sœur, une amie et ses deux frères. Deux garçons avec qui j’ai découvert le Brésil-Nigéria de 1996 justement. Debout devant les Bleus, on hurle à la fenêtre « Allez la France ». Dans la rue, un voisin portugais passe en scooter avec le drapeau du Brésil (espèce de morue va). Le Brésil est fort et tenant du titre. Mais la France a fait un parcours impeccable. Alors tout est possible. Sur deux corners, arrivent les deux premiers buts de notre Zizou national et son numéro 10. Explosion de joie ! On se tape dans les mains, on saute sur place. Au coup de sifflet final, Emmanuel Petit en a rêvé, la France écrase le Brésil. On se précipite dehors. Sur la chaussée, la circulation est bloquée. Même une mère de famille participe à ça. Les Algériens, les Marocains, les Tunisiens, les Yougoslaves, les Espagnols, les Français de souche ont tous le même sentiment de fierté. Les drapeaux de la mairie sont piqués pour la bonne cause. On est champions après tout !!!

Et on connait toutes (et tous) la suite…
Les Bleus sont aimés comme Jacquet. Les femmes tombent follement amoureuses du football. Pour ma part, après ça, je continue à avoir le même attachement pour ce sport. Je continue à regarder les matchs, à pester contre les arbitres. Je consacre mes soirées à la Champion’s League et vais à Gerland quand je peux. On improvise des tournois de foot et je m’exerce toujours autant pour faire ne serait-ce qu’une tête (sans succès) !

Que de bons souvenirs donc ! Des souvenirs que vous devez, vous aussi, forcément avoir. Je vous fais la passe à vous de jouer. Racontez…

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