Ca commence par un petit quelque chose. Puis, tout s’accélère à en avoir le vertige parce que le bon est remplacé par le mauvais. La seule solution à ce moment ? Que la machine s’enraille, que l’histoire déraille, que la vitesse soit moins forte afin de reprendre le contrôle des événements et surtout de sa propre vie. Alors lorsque les chutes se succèdent, la réalité vient s’imposer. Certains choix faits n’ont pas été les meilleurs, ont été les pires puisque néfastes et destructeurs. Entre amour, substances illicites, breuvages alcoolisés et rencontres qu’il aurait fallu ne pas faire, l’amour peut être synonyme d’une descente en enfer. Est-ce qu’en revenir est possible ?
Coup de foudre
Septembre 2003. Sarah vient d’avoir son BTS. Elle intègre une entreprise où un jeune homme, Julien, travaille aussi. D’ailleurs, il est son supérieur hiérarchique étant donné qu’il a demandé à ce qu’elle soit dans sa propre équipe. Mais ça, Sarah ne le sait pas. Elle semble lui plaire. « En deux semaines, on s’est mis en couple. Quelques jours après, il est venu s’installer chez moi ». Tout va très vite, peut être même un peu trop. Julien est le premier vrai petit copain de Sarah et cette dernière en est déjà très amoureuse. Au printemps de l’année suivante, ses parents vont enfin le rencontrer tandis que ceux de Julien ont fait la connaissance de la jeune fille depuis un an déjà, lorsqu’elle avait été les voir dans les Monts d’Or. On est encore à une époque où Sarah est blanche comme neige avec les valeurs et la religion transmises par les siens. Elle ne boit pas, ne touche à aucune substance illicite. La seule, d’ailleurs licite, qu’elle consomme est l’amour, qui la rend ivre. Avant que tout ne se dégrade.
Le début de la descente
Petit à petit, elle commence à faire comme lui. Il fume, elle fait de même. Elle débute par le tabac et glisse vers d’autres substances. Ses lèvres vont souvent aller se noyer dans des boissons enivrantes. Tandis que ses frères ne se mêlent pas de sa vie, son cousin est persuadé que ce Julien n’est pas fait pour elle et il le montre. En 2004, il commence par brûler ses deux voitures à seulement six mois d’intervalle. « Un soir, il est venu me voir puisqu’il n’habitait pas si loin de mon domicile. Il savait qu’on vivait ensemble et il a menacé mon copain. Ca a été impressionnant. » Même avec ses parents, les choses se dégradent. « Ma mère avait un trousseau de clefs de mon appartement. Une fois, elle est venue et a trouvé du haschich. Elle m’a dit de quitter Julien, ce que je ne voulais pas. Alors on a arrêté de se parler durant très longtemps. » Dés le début de l’année 2005, principalement par peur de son cousin, ils déménagent…chez les parents de Julien. « On est arrivé chez eux en février 2005, soit au début de la semi-liberté de Julien. Il faut savoir qu’il avait braqué un avocat avec des copains, c’était lorsqu’il avait 18 ans. Le verdict est donc tombé à ses 24 ans. » S’il n’est libre qu’à moitié, elle, est prisonnière des sentiments qu’elle lui porte.
Son amour en GAV
Après ces sept mois passés chez papa, maman, tous les deux s’installent à nouveau ensemble, là dans un appartement. « Julien avait certaines visites qui nous ont valu un passage en garde à vue. » Accusés de dealer, tout les deux se font arrêter par la police. En raison de ce toit qu’il partage, Sarah est dans le même sac. Elle est témoin de ces allers et venues. « Après cinquante-trois heures de garde à vue pour moi et quatre-vingt seize pour lui, on est enfin rentré. Pour connaître sa peine, il fallait attendre octobre 2011. » Cet épisode ne lui fait pas ouvrir les yeux tout simplement parce qu’elle vit à travers lui. D’ailleurs, des amis elle n’en a pas vraiment, sauf ceux qu’elle connait par Julien. « Partir ? C’était impossible. Moi qui connaissais des périodes de boulimie, après une traversée par l’anorexie, j’étais beaucoup moins confrontée à mes vieux démons. Je peux dire qu’il m’a aidée à devenir femme. Il est mon premier vrai amour. »
Donner la vie, devenir maman
Après ces jours passés en garde à vue, Sarah a les symptômes de la femme enceinte. « J’ai senti que je pouvais être mère et porter en moi un petit être. » Cependant elle prend la décision de ne pas garder cet enfant. Après ce 28 février 2006, elle veut se stabiliser et arrêter tout ce qui peut lui être néfaste. Tout ce qui a pu la tirer vers le fond, elle veut absolument le mettre de côté. De plus, professionnellement parlant, les choses se passent assez bien puisqu’elle a hiérarchiquement évolué. Cette grossesse avortée lui fait reprendre contact avec ses parents. « Le 13 avril 2006, j’ai pris le téléphone et j’ai appelé mes parents. Il y avait un blocage de mon côté et ma mère était très naturelle comme je la connais. Pour elle c’était évident que je reviendrais. Et puis, il y avait aussi mon père, un père qui pleure c’est émouvant et ça brise le cœur. » Les liens familiaux sont alors rétablis. Côté cœur, énième déménagement avec Julien et la cassure débute. « J’avais besoin d’être fier de lui. Je voulais changer mais lui ne faisait rien et restait le même. » En avril 2008, le monde de Sarah prend un virage considérable. Une personne chère à son coeur est victime d’un accident cardiaque. « J’ai eu très peur. Je me souviens que le 1er mai, il n’y avait pas de transport en commun alors j’ai pris un vélo pour me rendre sur les berges du Rhône. » Les évènements rapprochent les membres de la famille de Sarah et Julien n’est plus une priorité pour cette dernière.
Touchée en plein corps
Un mois après, à elle de se trouver mal, même très mal, une souffrance que personne ne réussit à comprendre dans l’immédiat. Elle se retrouve avec des sortes de brûlures sur l’ensemble du corps. En juillet 2008, son quotidien est à l’hôpital où elle est sous extrême surveillance. Sa maladie la rend incapable de se rendre compte de quoique ce soit. Alors, lorsqu’elle est couchée dans son lit de malade, elle ne sait pas que Julien interdit à l’une de ses amies d’enfance et confidente de venir la voir. Veut-il la protéger ? Mais de quoi ? « La morphine me faisait tellement délirer et halluciner que je ne savais même plus où j’étais. » En réalité, Sarah est atteinte d’un syndrôme très dangereux. Chaque patient touché a du mal à s’en remettre ou ne s’en remet pas. L’équipe médicale est impressionnée car son système immunitaire est bien plus costaud que la maladie. Néanmoins, les séquelles sont très importantes. Sarah a beaucoup de marques sur le corps, ses yeux sont sensibles à la lumière, à la poussière, ses cheveux et ses ongles doivent aussi se régénérer.
La dépendance n’a rien de bon !
Par la suite, Sarah prend la direction de son chez elle mais en raison de l’état de ses yeux, elle ne peut pas faire grand chose. Elle commence par perdre son emploi puisqu’elle est licenciée. Julien avait été très présent à l’hôpital et là il s’éloigne. « Mon physique n’était plus le même. Je peux dire que je jouais de mon physique mais finalement j’ai pris conscience que ce n’était qu’une simple enveloppe qui pouvait ne plus être du jour au lendemain. J’en ai joué et j’ai perdu. » Ses parents sont ceux qui l’aident le plus. On dit souvent que les liens familiaux sont plus forts que le reste. « Cette maladie a été un très grand mal mais il fallait en tirer des conclusions. Je suis croyante donc automatiquement j’ai pensé à une épreuve que Dieu voulait me faire traverser. Une mise en garde en quelque sorte. Et j’ai été ramenée finalement vers ce qui était le plus sain pour moi. » En novembre 2008, elle demande à Julien de quitter définitivement l’appartement. Ils vont rompre deux mois après ce départ. « La relation allait droit dans le mur. Y mettre fin était difficile car j’arrivais à la conclusion que toutes ces années passées avec lui étaient finalement une perte de temps. » Pourtant ils se remettent encore ensemble, comme un éternel recommencement. « On avait une différence sur un point important : la religion. Je ne lui imposais rien et je ne lui ai jamais rien imposé. Des fois, il voulait absolument que je pense comme lui, surtout sur la présence et le rôle de Dieu. » En 2009, Sarah doit à nouveau faire face au destin, un départ qui n’aura aucun retour. Elle perd un membre de sa famille. Sa vie est bouleversée. « Ma famille est devenue une priorité. Julien m’a aidée, m’a conseillée comme l’aurait tout simplement fait un véritable ami. » A présent, leur relation est amicale, elle sait qu’ils ne seront plus un « nous », plus un couple.
« Julien a été le premier homme dans ma vie et m’a permis de m’affirmer. On peut prendre des fausses routes qui finalement nous mettent les réalités en face et donc nos erreurs par la même occasion. Je sais que je ne me pardonnerai jamais mon comportement surtout à l’égard de mes parents, du mal que j’ai pu leur faire. Tout ce que j’ai fait, de la drogue à l’avortement, j’ai tout dit, ils savent tout.» Par ailleurs, c’est une certitude pour elle, le prince charmant n’existe pas. « Avant que les sentiments s’installent, il faut d’abord très bien connaître l’autre, en amitié comme en amour. La déception a une saveur amère. Je mets à présent un sens interdit aux sentiments qui se présentent. Je fais beaucoup plus attention, du moins j’essaie ! » A chaque renaissance, il faut réapprendre à marcher mais chacun reste pourtant sujet aux rechutes…


Ouh
…. bouleversante l’histoire de Sarah !
…
Et quel courage pour la remontée !…
C’est sûr que là il faut du TEMPS pour se reconstruire… !
Mais je suis certaine que quand ça sera fait, ça deviendra une force et que c’est l’Amour qu’elle rencontrera sans même l’avoir recherché; parce-qu’elle saura à fond qui elle est et celui qui aura abaissé doucement et patiemment toutes les barrières pour arriver à son coeur sera forcément quelqu’un de bien !…
"Bon courage, Sarah !" <3
salam alaikoum
chere "sarah" (il ne me semble pas que se soit ton vrai prenom…)
sache que toute épreuves vient d’Allah le tres haut, que tous ces maux dont u as souffert, c’est une absolution de tes peches ici bas, car le prophete saws a dit : "il n’est pas un mal qui vous touche ne serait ce qu’une épine qui vous pique sans qu’Allah ne vous pardonne par cette cause vos pechés"
j’espere que tu vas mieux.
je tenais aussi a souligné le courage de tes parents, car pour eux ca ne devait pas etre facile, et pourtant, ils t’ont tout pardonnés, beaucoup auraient renier leur fille!
j’espere que tu en as conscience "sarah", que tes parents t’aiment, mais sache qu’Allah t’aime encore plus, a toi de te rapprocher de Lui comme tu t’es rapproché de tes parents.
qu’Allah le tres haut te pardonne et t’accorde un avenir meilleur, amine
Ping: Acte I – Scène 2 pour “Plume d’Amour” « à l'Encre de ma Plume…
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