Lynna Hono

Bercée par les chants cambodgiens depuis toute petite, Lynna Hono s’est souvent servie de la musique pour surmonter les épreuves. C’est à l’âge de 4 ans qu’elle quitte le Cambodge, meurtri par la guerre, afin de se réfugier en Thaïlande, avec les siens. Après quelque temps, c’est finalement en France qu’elle posera ses bagages. Nouveau pays, nouvelle culture, elle réussit à s’y faire mais la froideur de l’hiver lors de son arrivée l’a marquée à vie. Dès 11 ans, c’est en regardant un clip de Mariah Carey qu’elle prend conscience que le chant est pour elle une évidence. La voilà donc qui monte sur scène avec sa mère au micro et son père, musicien. Plus insolite, elle va même jusqu’à se cacher dans les placards afin d’exercer son art sans déranger les voisins. Elle fait donc son petit bonhomme de chemin jusqu’à être contactée par un producteur, qui changera d’avis après s’être rendu compte des origines étrangères de Lynna Hono. Un échec ? Non, un mal pour un bien !

En 1998, vient la rencontre avec Leandro Delavegas. La vie artistique de la jeune femme de l’époque s’en voit changée. Il gère sa carrière, produit, compose et écrit pour elle. Intransigeant, il la pousse à se surpasser, à chercher la perfection. Et puisque la musique se veut d’être universelle, chanter en anglais est pour Lynna Hono une façon de toucher un maximum de personnes. La langue de Shakespeare et celle de Molière sonnent dans ses morceaux. De la pop, du mystique, du rnb…tout simplement varié est son univers. En parallèle, il lui arrive aussi de jouer du piano et de la guitare dont elle gratte les cordes pour le plaisir.

Loin de vouloir véhiculer uniquement l’amour dans ses textes, elle prône la liberté de la femme. Originaire elle-même du Cambodge, Lynna Hono sait bien que la gent féminine n’y est pas épargnée par le poids des traditions et des hommes. Son titre « Libre comme un garçon » en est d’ailleurs le symbole. Parce qu’elle chante la vie tout simplement, comme elle le dit si bien, ses autres messages sont à profusion. Héritière de deux cultures et de plusieurs langues, sa voix cristalline annonce son premier album et son titre « In spite of myself » n’en est qu’un aperçu.

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