Il est sorti de la Bande de Gaza et a vu Jérusalem…

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« Jérusalem est magnifique, extraordinaire, intéressante, belle, unique, sacrée, sainte, touchante, émouvante… ». En cinq jours, Amir a visité Jérusalem mais aussi certaines villes d’Israël et de Cisjordanie. « D’Israël, je suis déçu. J’imaginais autre chose. J’imaginais voir de belles infrastructures, de grandes avancées. Finalement non ce n’est pas un pays aussi développé que la France, à la hauteur de l’Egypte. »

Cependant il est resté marqué par Jérusalem. « Cette ville est si historique. Elle est plus forte que tout. Je me suis senti chez moi. » Les gens qu’il a pu croiser ne savaient que peu de choses sur Gaza. Amir a aussi vu le mur, la colonisation. Jaffa qui se confond avec Tel Aviv, Hébron, Ramallah. « La Cisjordanie n’est pas si développée. Les colons y entrent, y sortent, y vivent comme ils veulent. »

A Jérusalem, Amir a vu le Dôme du Rocher et la Mosquée Al Aqsa. Mais aussi les autres lieux de culte. « J’ai aussi croisé des militaires, présents comme si c’était la guerre. Des soldats de 18 ans à peine, qui sont là sans vraiment savoir pourquoi. » De Ramallah, Amir est reparti avec en tête la visite de la tombe de Yasser Arafat. De Bethléem, il se rappelle de l’Eglise de la Nativité. A Hébron, il a découvert une partie de sa famille pour la première fois. Une famille éloignée par l’occupation. « C’est comme si je rencontrais en vrai des gens connus via Facebook ! » Mais il se souvient aussi d’un centre-ville colonisé, abîmé par la colonisation. Des grillages protégeant des maisons palestiniennes. Des colons accompagnés de militaires. « De la tristesse, c’est ce qui ressort de cette ville occupée. »

Ce voyage a été « l’occasion » de voir de plus près les checkpoints. « C’est quelque chose de très dur psychologiquement. Du temps à attendre et un traitement difficile. Une vraie humiliation. Quand on part de Ramallah on a un checkpoint. Pourtant cette ville est importante ! » Amir a aussi vu le mur qui sépare des quartiers, qui sépare les membres de même famille. Si il a beaucoup appris, les personnes qu’il a pu rencontrer ont aussi découvert des choses à son sujet. « On m’a pris pour un touriste étranger, puis pour un juif. Quand je disais que j’étais de Gaza, j’ai eu beaucoup de questions sur la situation. »

Depuis son hôtel à Jérusalem, Amir a aperçu les lumières de la Jordanie. « J’ai aimé cette ambiance, ces paysages. Cependant, parfois, les trottoirs, les panneaux étaient si semblables à Gaza que je me suis dit que finalement sans le passage d’Eretz, Gaza pouvait se confondre avec le reste. » Amir a surtout observé une chose, la souffrance existe aussi ici pour les Palestiniens. « Ils ont beau avoir du Coca Cola, des produits sans blocus, cela n’enlève pas la difficulté de la vie. »

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