Edito’ du 07/04/2014 – « Les Rohingyas font les frais de viols, lynchages, violences sexuelles, tortures, exécutions sommaires. »

Dans un camp en Birmanie

Dans un camp en Birmanie – Photo par Ali

Noureddine ERRAIS, co-fondateur et président du Collectif Hameb, association humanitaire créée pour venir en aide à la minorité musulmane des Rohingyas de Birmanie persécutée, répond aux questions du blog sur la situation de cette communauté.

– Aujourd’hui votre attention est portée sur les Rohingyas de Birmanie. Pourquoi ? Et pouvez vous m’en dire plus sur votre collectif ?
Tout a commencé au lendemain des premières violences « visibles sur la toile » de juin 2012, je dis « visibles » car je tiens à préciser que le massacre des Rohingyas ne date pas d’hier. C’est donc grâce au système de partage d’informations sur les réseaux sociaux que ces exactions sont parvenues jusqu’à nous. A l’époque, il y avait très peu d’informations disponibles sur le nettoyage ethnique atroce de cette ethnie encore méconnue du public. C’est d’ailleurs cette corrélation frappante entre l’absence d’informations et le degré d’atrocité extrême subie qui a particulièrement suscité ma curiosité, comme celle de la majorité des personnes qui découvrent le sujet. Suite à cela, le mouvement du Collectif Hameb a vu le jour pour dénoncer, et jusqu’à aujourd’hui, ce nettoyage ethnique perpétré par la junte birmane en toute impunité d’une part et le silence flagrant de la communauté internationale d’autre part.

– Concrètement qu’est ce qui est reproché à ces Rohingyas ? 
Au départ, la politique discriminante de la junte birmane visait particulièrement les Rohingyas afin de les exclure et les isoler progressivement du reste des ethnies composantes de la société birmane. Preuve en est, la loi votée en 1982 qui les a automatiquement déchus de leur nationalité. Les conséquences de cette première manœuvre politique sont désastreuses : déni de citoyenneté, restrictions des mariages et de libertés de circulation, violation du droit à former une famille et du droit à la propriété. La quasi-totalité des libertés et des droits fondamentaux sont bafoués ! La junte birmane a tout mis en œuvre pour créer un climat de haine, du racisme et de l’ostracisme envers cette ethnie. Une propagande parfaitement ordonnée et organisée est alors mise en place par la junte militaire avec l’appui d’un certain nombre de leaders bouddhistes extrémistes propageant une haine populaire envers les Rohingyas à l’échelle du pays. D’ailleurs, les Rohingyas sont considérés comme des Bengalis venus « envahir le pays » par un bon nombre des citoyens birmans y compris les autorités. On les appelle également les « Kular », ce qui signifie « noir de peau », et qui est en fait un terme péjoratif utilisé pour rabaisser les descendants d’indiens en Birmanie. Les Rohingyas ne sont pas les bienvenus sur leurs propres terres, bien que ces derniers soient complètement parties intégrantes des populations Arakanaises. Nous serions finalement tentés de qualifier cette affaire par un simple racisme communautaire exacerbant et qui n’a rien de religieux.

– Sont-ils visés parce qu’ils sont Musulmans ?
Nous pensions que les Rohingyas étaient visés parce qu’ils ne ressemblent pas aux prétendues normes ethniques préfabriquées par cette propagande nationale et « nationalisante ». Oui, mais pas seulement. La suite des événements est révélateur d’une hostilité profonde dans la société birmane à la fois raciste mais aussi islamophobe. Les émeutes sanglantes survenues dans la ville de Mektila en mars 2013, une ville au centre du pays, constituent un premier élément symptomatique. En effet, les musulmans visés par ces assassinats n’appartiennent pas à la communauté Rohingya, mais sont bel est bien des musulmans birmans d’une autre ethnie. S’en suit alors une série d’attaques proférées contre des symboles directement ou indirectement liés à l’appartenance religieuse : destructions de plusieurs mosquées, de maisons et de commerces appartenant à des musulmans, démolition de cimetières musulmans… A ce stade de lynchages et de violences extrêmes, nous ne sommes plus dans un contexte de racisme ordinaire, mais d’un réel climat de tension islamophobe profond qui continue à faire des ravages ! En définitif, nous pouvons aisément comprendre le jeu dangereux que favorise les discours politico-religieux qui se résume en une phrase « être birman, c’est être bouddhiste ». Je tiens tout de même à préciser que la philosophie bouddhiste est ici exploitée politiquement et socialement de manière pervers et totalement à l’opposé de ses enseignements authentiques afin de légitimer des actes inacceptables dans une société endoctrinée.

– Des membres de votre collectif se sont rendus sur place, quel est leur témoignage de ce voyage sur place ?
Effectivement, plusieurs de nos membres se sont rendus et à plusieurs reprises dans l’état d’Arakan en Birmanie, mais aussi dans les camps de « refugiés » Rohingyas au Bangladesh. Ces voyages sont organisés dans le cadre de nos différentes opérations humanitaires, mais qui ont aussi pour but d’actualiser nos informations sur le climat social et les conditions de vie des Rohingyas sur place. Le constat de nos membres est unanime pour qualifier d’inhumaines les conditions déplorables dans lesquelles vivent chaque jour des milliers de Rohingyas, dans la mesure où la liberté de la presse est considérablement limitée lorsqu’elle concerne ces ethnies… Nous avons publié plusieurs vidéos témoignages de nos membres disponibles sur internet. Nous organisons régulièrement des conférences ouvertes à tout public un peu partout en France, en Belgique, pour apporter ces témoignages vivants et précieux dans ce contexte difficile. Des témoignages qui racontent le calvaire et les conditions déplorables de ces gens oubliés du monde. Il n’y a malheureusement que très peu de couverture médiatique sur ce sujet, c’est pourquoi nous publions régulièrement des articles d’actualité les plus à jour possibles et j’invite toutes les personnes à venir assister à ces conférences et à contribuer ainsi à rendre plus visible cette cause.

– Quelles sont les exemples de violences, de persécutions qu’ils subissent ?
La panoplie de violences que subissent les Rohingyas est tristement large. Ils sont constamment persécutés de tous les cotés, comme par les autorités qui leur refusent toute protection, pire, elles procèdent régulièrement à des campagnes d’intimidations, des arrestations arbitraires, des disparitions forcées et destructions de moyens de subsistance, notamment. Non contents de restreindre ainsi leur liberté de circulation, les autorités birmanes vont jusqu’à leur interdire l’accès à l’alimentation, et les maintiennent dans des conditions de vie et d’hygiène abominables. L’accès-même des organisations humanitaires internationales à cette communauté pourtant en situation de grave crise humanitaire, est systématiquement entravé par les autorités locales. Au-delà de la complicité et la passivité terrifiante des forces de l’ordre, les Rohingyas font les frais de viols, lynchages, violences sexuelles, tortures, exécutions sommaires, ou encore la mise à sac de leurs habitations et villages, des exactions régulières et répétées par des groupes d’assaillants, dont on a déjà vu un certain nombre de moines extrémistes prendre part aux pogroms. Ce n’est donc pas pour rien que l’ONU elle-même décrit la communauté Rohingya comme « l’une des plus persécutées au monde ! » Il est donc pour nous clair que derrière cette insoutenable purification ethnique se cache en réalité une volonté peu assumée de faire disparaître toutes les traces de présence de cette ethnie sur le sol birman. C’est un véritable « génocide » qui s’opère sous nos yeux, et cela n’engage que mon point de vue.

– Des statistiques existent-elles sur le nombre de personnes tuées, déplacées…
Peu de statistiques existent sur le cas des Rohingyas et sur les violences en Birmanie de manière générale. Il est difficile d’établir des statistiques et encore moins des chiffres officiels dans un pays tel que la Birmanie. D’ailleurs, le dernier recensement officiel dans ce pays date de 1983. Certains rapports officiels parlent de plus de 237 victimes et entre 150 et 250 000 personnes déplacées depuis les violences de juin 2012. La seule chose dont on est sûr, c’est que ces bilans sont largement sous estimés pour deux raisons : d’abord, les conditions des observateurs sont extrêmement limitées dans la mesure où tout est fait pour empêcher l’accès aux villages touchés. Et toutes les statistiques officielles produites par les autorités birmanes sont instrumentalisées pour parrainer son discours propagandiste.

 – Sur place, une aide des ONG est-elle apportée aux Rohingyas ?
La crise humanitaire que connaît actuellement la communauté Rohingya est au sommet de son urgence ! Les organisations non gouvernementales se voient de plus en plus contraintes à limiter leurs interventions dans l’Etat d’Arakan. Le gouvernement en place impose un certain nombre de restrictions injustes et scandaleuses qui les obligent à ré-affecter une grande partie des dons sous forme d’aides aux populations locales, ou encore sous forme de taxes et autres (pots de vins, commissions…etc). Au-delà des compagnes d’intimidations populaires organisées régulièrement pour faire pression sur les ONG et les contraindre à quitter le pays, les autorités n’hésitent plus à retirer les licences d’exercice aux ONG qui s’aventurent à apporter de l’aide humanitaire aux Rohingyas, comme nous avons pu le voire récemment avec MSF, WFP ou encore l’Association Humanitaire Allemande Malteser. Nous concernant, nous avons l’habitude d’user nos propres moyens pour contourner ces multiples barrières à la fois administratives, logistiques mais aussi sécuritaires. Nous partons avec la conscience que toute intervention peut être un gros risque pour nos bénévoles, mais aussi pour les bénéficiaires qui peuvent être victimes de représailles ou de pillages… Depuis notre création en 2012, nous avons déjà effectué plusieurs opérations humanitaires dans l’Etat d’Arakan, dans les camps de réfugiés au Bangladesh, mais également en Malaisie, apportant ainsi de l’aide à des milliers de Rohingyas, grâce à la mobilisation de nos donateurs. Néanmoins, les besoins de cette communauté, ne seraient ce que primaires, sont loin d’être couverts. C’est pourquoi, j’en profite pour faire un appel aux donatrices et donateurs afin de se mobiliser fortement et soutenir le travail de ce collectif ainsi que toutes les associations qui travaillent de loin comme de près en faveur des minorités oubliées du Myanmar.

– Il y a un silence médiatique autour de ce génocide…
Nous ne cesserons de dénoncer ce silence médiatique effrayant qui règne encore autour de cet abominable nettoyage ethnique. Expliquer ce déni médiatique est à la fois complexe et simple. D’abord, les raisons économiques sont sans doute le premier élément à prendre en compte. Depuis la libération d’Aung San Suu kyi par la junte Birmane, le pays semble tendre la main au monde en changeant sa posture politico-économique, surtout envers les occidentaux. Les médias ont beaucoup parlé de la transition et du processus de démocratisation progressive vers lequel ce pays semble se diriger. Mais il faut bien nuancer et surtout mesurer ces propos. La transition du pays est essentiellement économique, la Birmanie s’empresse d’ouvrir son économie vers de nouveaux marchés inhabituels comme l’Europe ou encore les USA. Ces derniers, très enthousiastes, n’hésitent pas à accueillir avec tous les honneurs le président Thein Sein. Nous l’avons vu notamment lors de la tournée européenne du président birman en juillet 2013. Nous n’avons d’ailleurs pas manqué de marquer notre indignation à travers un rassemblement de protestation, devant la complicité tacite des gouvernements français et européens vis-à-vis des crimes perpétrés contre un peuple sans droits. Au même moment, nous avons également exigé un entretien avec le ministère français des affaires étrangères, qui nous a ensuite reçus après la diffusion d’une pétition d’Avaaz.org atteignant le million de signataires. Au cours de l’entretien, et malgré la position ferme du Collectif Hameb, de deux journalistes et des signataires de l’appel à François Hollande, d’un avocat aux barreaux de Paris, d’un chargé de campagnes Avaaz en France, d’un responsable Asie Reporters sans frontières (RSF) et enfin d’un représentant des Rohingyas en France, nous avons eu un discours protocolaire affirmant l’attachement de la France à ses principes de droits de l’homme et des libertés, et de la volonté ferme du Président de la République de faire respecter les droits fondamentaux dans le cadre de sa coopération économique avec ce nouveau partenaire. Nous savons bien entendu que ce ne sont que des promesses. D’ailleurs, l’Union européenne n’a pas hésité à lever l’ensemble des sanctions politiques et économiques à l’encontre de la Birmanie, à l’exception de l’embargo sur les armes. Cela démontre encore une fois que ni la France ni l’Union Européenne ne semblent être inquiétées par les multiples violations des droits de l’homme dans ce pays. Enfin, la question des Rohingyas n’est pas centrale dans les accords politiques et encore moins dans les affaires économiques internationales birmanes. Et il ne faut pas s’attendre à ce que les médias traditionnels fassent la promotion de cette petite ethnie qui n’intéresse personne. En France, les motifs culturels peuvent également expliquer en partie ce désintérêt général. En effet, nous sommes beaucoup plus sensibles à des problématiques franco-francophones non loin de chez nous, par exemple les anciennes colonies françaises. D’une part parce qu’on parle la même langue, et d’autre part parce que la France se voit presque naturellement impliquée ne serait-ce que par ses pseudos liens historiques avec l’Afrique. D’ailleurs, les activistes Rohingyas et les associations militantes pour leurs causes sont beaucoup plus actifs dans les pays anglophones tels que l’Angleterre ou encore les Etats-Unis.

– Est-ce que seuls les Rohingyas sont attaqués ?
Non, les Rohingyas sont loin d’être la seule communauté persécutée en Birmanie. La Birmanie, ancienne colonie britannique, compte plus de 135 groupes ethniques différents dont les Bamars (de confession bouddhiste), qui eux représentent la majorité des 53 millions d’habitants du pays. Le conflit qui oppose la junte birmane à ses certaines de minorités ethniques est plus au moins différent d’une ethnie à une autre. Par exemple, dans le nord du pays, une ethnie de confession chrétienne appelée Kachin (qui réclame l’autonomie depuis l’indépendance) subit constamment des violences et tortures par l’armée birmane. D’autres ethnies, comme les Chins (chrétiens), ou encore les Kamars (musulmans), subissent elles aussi des brimades et des menaces, parfois même des violences, pour l’unique raison que leur foi est différente, dans une Birmanie dont le président, M. Thein Sein, n’a jamais caché sa volonté de faire du pays un Etat exclusivement bouddhiste, sans que cela semble choquer le moins du monde la communauté internationale. Le cas des Rohingyas est néanmoins exceptionnel. Outre le fait qu’ils soient « Apatrides », ils sont systématiquement discriminés par les autorités depuis des décennies, et sont complètement rejetés à la fois par la société dans laquelle ils tentent de vivre, et aussi dans les pays voisins vers lesquels ils fuient comme le Bangladesh, la Thaïlande… Au-delà des ethnies persécutées, et malgré quelques libérations, le régime birman fait emprisonner des milliers de leaders politiques, de militants ou mêmes de manifestants…

– Le gouvernement et la population non-Rohingya cautionnent-ils ce qu’il se passe ?
Il est clair que les autorités sont complètement complices et responsables de ce qui arrive aux Rohingyas. Etant considéré comme des clandestins, le gouvernement de Thein Tsein autorise une épuration ethnique par massacre, par déportation et surtout en terrorisant les tribus Rohingyas afin qu’elles quittent ces territoires de leur plein grès par la peur. Le gouvernement n’intervient presque jamais pour faire taire les discours de haine propagandistes de certains leaders bouddhistes comme qu’A.Whirattu et d’autres. Cette indifférence est pour nous une marque de caution et de bénédiction d’état.

– Le prix nobel de la paix reste dans le silence, il semblerait…
C’est un constat consternant. Face à une situation d’injustice et de nettoyage ethnique indéfendable dont fait l’objet les Rohingyas et les musulmans en Birmanie, Mme Aung San Suu Ky  a pris des positions surprenantes au regard de l’idéologie de paix qu’elle a toujours mis en avant dans ses propres combats. Elle a tenté de justifier l’extrémisme bouddhiste sous couvert d’un sentiment de peur sociale général qui stipule que les bouddhistes en Birmanie étaient terrifiés par une « puissance musulmane mondiale », alors que la population musulmane de ce pays est numériquement insignifiante. Plus grave encore, Aung San Suu Ky n’a jamais reconnu les Rohingyas comme faisant partie des ethnies birmanes. Rappelons nous de sa réponse à un journaliste bengali qui lui a posé cette question : « Les Rohingyas sont-ils citoyens de Myanmar ? » ce à quoi elle a répondu : « Je ne sais pas ». Cela se passe de commentaire. En fait, pour beaucoup de gens, Mme Aung San Suu Ky représente une figure de lutte pour la liberté et la démocratie dans son pays. Certes, mais ce n’est plus le cas depuis sa libération. Désormais, elle a endossé son rôle de femme politique en course pour les présidentielles de 2015. On l’imagine donc mal tourner le dos à une majorité d’électeurs potentiels (essentiellement bouddhistes) si elle prend le parti des Rohingyas. Au cours de nos conférences, j’ai entendu un participant dire que peut-être que Aung San Suu Ky changera de position lorsqu’elle sera élue présidente… Si cela peut mettre une lueur d’espoir, de changement chez certains, pourquoi pas, espérons, mais je n’y crois pas.

– En tant qu’association qu’est ce que vous apportez sur place et comment sensibilisez-vous ici sur le sujet ?
A l’origine, notre collectif s’est créé afin de sensibiliser sur cette question totalement méconnue par le commun des mortels. Nous avons rencontré énormément de difficultés pour mobiliser le public dans nos différentes manifestations et rassemblements. Parler des Rohingyas et des minorités ethniques birmanes de manière générale n’est pas chose facile, mais cela reste notre cheval de bataille. Sensibiliser sur cette question est primordial, car notre indifférence tue. Depuis son existence, nous avons organisé une dizaine de conférences en France et en Belgique. Nous sommes également présents à travers nos antennes au Canada et en Suisse afin d’élargir notre champ d’action et espérer toucher le plus de monde. Nous disposons d’une équipe de traducteurs dédiée à la communication qui diffuse régulièrement des articles, documents, vidéos, et rapports traitant l’actualité des minorités, la plus à jour sur le web. Plusieurs supports de diffusion sont exploités pour la mise en place d’une veille informationnelle continue (Facebook, site web, Twitter, Youtube…). Nous comptons également sur nos réseaux de militants Rohingyas et de notre présence permanente en Malaisie via notre correspondante Mouna Derouich, qui nous remonte régulièrement des informations vérifiées afin de les exploiter soit à des fins informationnelles, soit humanitaires, dans le cadre d’un de nos projets de construction d’un orphelinat pour les enfants Rohingyas en Malaisie. J’en profite encore une fois pour lancer un appel aux donateurs et aux futurs partenaires potentiels qui souhaitent nous soutenir financièrement, et aux bénévoles soucieux de contribuer à cette cause, à prendre contact avec nous et nous rejoindre.

Plus de renseignements sur le Collectif Hameb :
La page Facebook Hameb France
La page Facebook Hameb Belgique
La page Facebook Hameb Canada
Le site Internet du Collectif

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