Football : Bruno Durand, de la France à la Birmanie

Interrogé par le blog, il y a plus d’un an (voir article) Bruno Durand, joueur de football revient donner de ses nouvelles. Aujourd’hui évoluant en Asie… 
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à l’Encre de ma Plume : Aujourd’hui tu joues en Birmanie. Comment le lien s’est-il fait avec ton nouveau club ? Raconte moi ton départ…
Bruno Durand : Tout d’abord, je voudrais remercier particulièrement Houcine Hamza, Christophe Gamel, Mickael Dawood Niçoise et Effendi.

Alors effectivement, j’évolue en D1 au Myanmar de son vrai nom, au sein du Southern Myanmar Football Club qui est un club très bien structuré, avec un stade de 33 000 places.

Cela a été fait à force de courage, de travail et d’acharnement. Christophe, entraîneur professionnel au Paris Saint Germain et qui m’a toujours soutenu, m’a mis en contact avec Effendi qui se trouve être aujourd’hui mon agent officiel agréé Fifa. Effendi n’a à aucun moment douté de mes capacités et m’a dégoté un essai au Myanmar. Il y a eu vingt jours de test sous une chaleur intense ! Et la signature du contrat professionnel.

En toute franchise, le départ a eu lieu en 24 heures ! Aucune peur, aucun doute possible. Je suis né pour me lancer des défis et je ne recule jamais devant une épreuve ! Par chance, Dawood évolue en D1 en Malaisie, qui se trouve être proche du Myanmar. Il m’a nourri, logé et a même été un coach physique pour moi avant l’ultime départ pour Myanmar. En Asie, l’exigence des manageurs est abusée ! Vingt jours de test, je n’avais jamais subi ça ! Même s’il est vrai que je préfère avoir un ulcère que de grimacer dans l’effort. Ca a été difficile… Quand il s’agit de bosser dur, j’ai toujours une pensée pour mon premier supporter : mon père ! Il m’a toujours poussé, je n’oublie rien… Surtout pas d’où je viens…

Le maillot au nom de Bruno

Le maillot au nom de Bruno

ALDMP : Partir de France pour l’Asie, est-ce que cela a été difficile ?
B.D. : En toute sincérité, j’etais en train de m’éteindre, de galérer dans des clubs de CFA ! Avec des coach « puants » qui te dégoûtent du football, surtout celui de Bourgoin-Jallieu. Si je te croise François… Alala… Mais n’est-il pas vrai que les grandes batailles se gagnent au mental ? Alors je n’ai pas hésité une seule seconde…
 

ALDMP : Quelles sont les différences entre le football en CFA où tu évoluais et là où tu es à présent ?
B.D. : Ce n’est tout simplement pas le même sport. Là où je suis à présent, je travaille avec des personnes compétentes. Il y a un staff de cinq personnes qui m’apprennent des choses tous les jours. Il y avait la pression des résultats, avant de commencer mon premier match ici avec la foule qui attendait beaucoup de moi. Le manageur n’a rien trouvé de mieux que de me dire : « Pour ta première à Myanmar, Bruno, n’oublie pas que c’est du business ! Tu te dois de faire le travail parfaitement sinon… Tu comprends petit ? ». Je peux te dire que mon visage a changé et tu n’as pas le choix, tu dois trouver la motivation d’une manière ou d’une autre. En CFA c’est encore du foot loisir. Le coach fait souvent jouer ses amis et j’en passe…

La tenue du club

La tenue du club

ALDMP : Le football est-il un sport très populaire sur place ?  
B.D. : Je pense que le football est le sport le plus populaire au monde. Ici comme dans toute l’Asie, le football est très populaire ! Les gens dans la rue s’amusent à t’appeler. On parle de stades qui tournent autour de 20 000 spectateurs en moyenne pour chaque match. Sincère avec moi-même, je suis un privilégié. Je profite de ma réussite à chaque instant. Il faut garder la tête froide. Tu ne me verras jamais tricher dans l’effort.


ALDMP : Le blog ayant souvent parlé des Rohingyas de Birmanie, qu’en est-il sur place ? 
B.D. : Myanmar est un pays magnifique. Les gens sont très chaleureux et gentils. Je me dois de faire une piqûre de rappel. N’oublions pas l’Histoire de ce pays qui a vu cette femme au grand coeur Aung San Suu Kyi se battre contre l’ancienne dictature. Sa vie, grâce à un film qui porte son nom, tout le monde la connaît. Ce qu’elle a fait témoigne de la mentalité qui réside dans ce pays. Encore aujourd’hui tu peux voir son portrait un peu partout. En France, on est très mal informés. Les médias sont contrôlés et te font croire ce qu’ils veulent. Le pays est bouddhiste avec une forte communauté musulmane. Bien sûr, il existe une guerre près de la frontière avec le Bangladesh. Actuellement dans la capitale, je suis loin de ce conflit qui me touche quand même. Dans la région où je suis, toutes les religions vivent ensemble. Les temples bouddhistes sont à côté de grandes mosquées qui sont proches des églises. La plus grande communauté religieuse du monde ferme les yeux… Mais quelque part à Myanmar, les Rohingyas s’éteignent. Je ne vais pas m’éterniser sur le sujet, conscient que dans une guerre, le plus dur est d’y mettre fin. Que la paix règne, j’en ai l’espoir.

ALDMP : Te reverra-t-on bientôt en France ?
B.D. : Je n’accorde à la France que des vacances. Je suis en Asie pour le travail et j’y suis très bien ! J’ai bien évidemment de nombreux projets mais je préfère me taire pour ne pas avoir de bâtons dans les roues. Je préfère la discrétion et la sauvegarde du silence…

Avec un coéquipier

Avec un coéquipier

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Une réflexion sur “Football : Bruno Durand, de la France à la Birmanie

  1. Quel personne égocentrique , je n ai jamais vu une personne aussi faible a ce niveau . (CFA ) même en phr il ne jouerai pas . Pourquoi un joueur change de club tout les ans ? A lui de ce poser des question . Et encore désolé pour le petit pont …

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