Edito’ du 07/07/2014 – La réalité : l’enfer que vivent les Palestiniens…

Settlers

Crier à la sauvagerie palestinienne laissant penser que les Israéliens sont des anges… Pourquoi dans les médias, la tristesse israélienne fait-elle constamment la une lorsque la détresse et l’injustice que vivent les Palestiniens sont mises de côté ? Pourquoi ne parlent-ils pas de la Bande de Gaza bloquée et de la Cisjordanie, véritable bout de gruyère où les trous sont les colonies posées au milieu de villes palestiniennes ? Pourquoi les journalistes ne veulent voir la vie que dans un seul camp ? Pourquoi nous parlent-ils de guerre entre Israéliens et Palestiniens alors que dans une guerre, il faut avoir des forces et que les Palestiniens sont très loin d’avoir la force de frappe des Sionistes ? Pourquoi les médias, les gouvernements, les gens de pouvoir ont-ils oublié une partie de l’humanité en la personne des hommes, femmes, enfants… palestiniens, laissant penser qu’ils jouissent pleinement de leurs droits et de leurs libertés ? C’est bien loin d’être le cas…

A la frontière avec Israël, vue depuis Gaza

A la frontière avec Israël, vue depuis la Bande de Gaza

La réalité est autre car un Palestinien n’a pas de droit, voit ses libertés bafouées. Selon http://www.addameer.org, à la date du 1er mai 2014, il y avait 5 721 prisonniers palestiniens, un chiffre composé de femmes mais aussi d’enfants. De la création de l’état d’Israël, à 1967 et jusqu’à aujourd’hui, les chiffres et les faits prouvent que les Palestiniens sont humiliés, leurs terres volées, au nom de l’histoire millénaire du peuple juif, comme veulent sans cesse le souligner les Sionistes… Ces derniers sont prêts à tout afin de ne voir plus aucun palestinien revendiquer la Palestine. David Ben Gourion disait « les vieux mourront et les jeunes oublieront ». Erreur… Les Palestiniens n’oublient rien et la vie qu’ils mènent est rendue difficile par Tsahal, les colons et tout le soutien international à Israël et à sa politique de terroriste expansionniste. Les droits de l’Homme ? Israël ne connaît pas !

Dans la Bande de Gaza, les Palestiniens :
– vivent en nombre dans les huit camps que compte la Bande de Gaza : Maghazi, Nuseirat… L’UNRWA indique que les habitants de ces camps souffrent « d’insécurité alimentaire ». Presqu’un million de Palestiniens ont besoin d’une aide alimentaire en 2014 selon l’UNRWA
– subissent un blocus depuis 2006
– voient continuellement le Terminal de Rafah fermé et lorsqu’il est ouvert, il ne l’est que pour très peu de temps. D’après l’OMS, seulement 36 malades ont pu quitter Gaza pour se faire soigner en Egypte en Février 2014
– ne sont pas tous éligibles pour passer par le Terminal d’Eretz. Les étudiants sont par exemple bloqués comme l’indiquait Ayman Qwaider qui en a fait l’expérience et qui le raconte sur www.right-to-education.org
– ont été seulement au nombre de trois, entre 2000 et 2012 à pouvoir quitter Gaza pour étudier en Cisjordanie, d’après le journal Haaretz
– vivent avec une électricité qui ne fonctionne que quelques heures par jour
– ont une eau impropre à la consommation humaine et d’après l’ONU l’aquifère sera inutilisable d’ici à 2016. 90% à 95 % de l’eau est contaminée, selon www.amnesty.org
– subissent des bombardements au phosphore blanc, ce qui est interdit par le droit international
– subissent des bombardements par « campagne officielle » avec des noms de films hollywoodiens : Plomb Durci, Pilier de Défense, Arc-en-ciel…
– vivent avec des F16, des ballons d’observation, des drones, des hélicoptères Apache au dessus de leur tête
– ont des bateaux militaires au large de Gaza empêchant les pêcheurs de faire leur travail. En effet, leur distance de travail depuis la côte est limitée à six miles maritimes
– perdent la vie faute de médicaments, de transferts vers des hôpitaux égyptiens, israéliens
– sont soumis à la zone tampon dans les terres agricoles, une zone qui ne peut pas être cultivée
– doivent envoyer leurs enfants à l’école par roulement, certains le matin et d’autres l’après-midi. L’opération Pilier de Défense a endommagé ou détruit 300 écoles, d’après www.ochaopt.org
– souffrent d’infections liées à l’eau
– doivent faire avec les pénuries dans tous les domaines
– sont les cobayes d’Israël qui calcule le nombre de calories nécessaires à chaque Palestinien par jour

En Cisjordanie, les Palestiniens :
– ne peuvent pas voir la mer de leur propre pays depuis la construction du mur de séparation. La Mer Morte est le seul accès à l’eau
– désireux de voir la mer doivent demander un visa, qui peut prendre des mois voire des années alors que la mer se trouve à une quinzaine de kilomètres seulement de Tulkarem par exemple
– ne peuvent pas se rendre dans leurs villages d’origine : détruits, occupés par des Israéliens, vides et laissés à l’abandon
– peuvent voir leurs enfants arrêtés en pleine nuit et transférés vers des lieux inconnus. En mai 2014, 214 enfants étaient détenus dans les prisons israéliennes, selon www.dci-palestine.org
– attendent des heures et des heures aux checkpoints sans avoir la certitude de pouvoir passer
– sont succeptibles de tomber sur un checkpoint non permanent qui serait fermé, d’une route barrée…
– ont vu les routes reliant les villes palestiniennes être construites par les Israéliens et certaines sont interdites aux Palestiniens
– sont régulièrement dépouillés de leurs terres et chassés de leurs maisons qui sont démolies
– sont séparés des leurs par un mur jugé illégal par la Cour Internationale de Justice
– peuvent retrouver leurs oliviers centenaires brûlés par des colons voulant s’emparer de leurs terres
– ne sont pas maîtres de leurs routes… ni de rien en Cisjordanie, puisqu’ils sont sous occupation et que l’armée israélienne est partout et va où elle veut
– ont une eau et une électricité détournées par les colons. Ces derniers consomment près de six fois plus d’eau que les Palestiniens, dit www.alhaq.org
– se voient refuser les permis de construire : pour toutes les rénovations, ils doivent utiliser de la taule de fer particulièrement à Jérusalem et Hébron
– voient de nouvelles colonies sans cesse installées avec ou sans autorisation gouvernementale et protégées par l’armée israélienne. Ces colonies sont de véritables villes sur les collines et la colonie de Kedumim possède même sa propre université : Université d’Ariel
– n’ont pas le droit d’être membres des grands partis politiques comme le Hamas ou le FPLP ou le FDLP… Ils iraient en prison
– n’ont pas le droit de participer à des manifestations
– se font arrêter de manière arbitraire : hommes, femmes enfants…

Israël peut aussi utiliser la détention administrative partout. Cela signifie que les arrestations ont lieu sans motif, les Palestiniens sont emprisonnés sans charge, sans procès. Et tous les six mois cette détention peut être prolongée. De plus, une résolution de l’ONU parle d’un droit au retour pour les Palestiniens. Ce droit reste lettre morte. De leur côté, les médias parlent de tension allant crescendo, de camp répondant à l’autre par des kidnappings, d’un Hamas lançant des roquettes sur le sud d’Israël comme pour venir justifier les F16 dans le ciel de Gaza… Jamais à la une de BFM TV, il ne sera question du quotidien des Palestiniens harcelés à Hébron par exemple… Depuis 1948, ce sont des milliers et des milliers de Palestiniens qui ont été assassinés par les milices sionistes puis par Tsahal… Et dire qu’Israël se dit démocratie au Proche Orient…

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