Au dirham près, on négocie chaque achat…

Drapeaux

Au sortir de l’aéroport de Fez-Saiss

 

Le quartier dort encore… Le soleil se lèvera bientôt,
Des meutes de chiens passent puis c’est silence radio.
Rapidement, des hommes se rendent à la mosquée.
Dans quelques minutes, débutera la première prière de la journée.
Puis, le muezzin inonde de sa voix les rues :
« Venez à la prière », « venez au salut ».
Dans la maison, on se réveille pour accomplir ce pilier,
Dans la discrétion de la nuit puis on ira se recoucher…

Le quartier se réveille… Les vendeurs ambulants crient devant la porte,
Chacun sa marchandise… Il y en a mille et une sortes.
Pour le petit déjeuner, le thé sent bon la menthe.
Un premier verre, puis d’autres nous tentent.
Dans les cuisines on s’affaire déjà au déjeuner,
La famille est grande, il faut bien s’organiser.
Les uns sont aux fourneaux, les autres nettoient la demeure.
Quand d’autres sont au marché malgré la chaleur.

Le quartier se restaure… Il est déjà midi,
On dresse deux tables pour que tout le monde soit accueilli.
Aujourd’hui, la tradition s’est invitée au repas :
Poulet aux olives, le meilleur des plats.
On se régale, on discute, on se dispute même :
« Il a volé mon aile », « Ce n’est pas la cuisse que j’aime ».
Chacun mange, on s’en rend compte en découvrant l’assiette,
Il ne reste plus rien, il n’y a plus une seule miette.

Le quartier fait la sieste… C’est une O-BLI-GA-TION,
Même le « pas fatigué » doit se fait une raison.
Le soleil très haut est juste là dehors,
On attendra qu’il tape un peu moins fort.
Voici comme une seconde nuit,
Avec ici et là, un peu plus de bruit,
Car des habitations se construisent non loin,
Cela a remplacé l’aboiement nocturne des chiens.

Le quartier prend le goûter… Il ne fait que manger,
On a ressorti le thé et des gâteaux pour l’accompagner.
Certains se laissent aller au café, une, voire deux tasses,
Sans que de la caféine, ils ne se lassent.
Puis on file se promener à la médina,
Au dirham près, on négocie chaque achat,
Avant de revenir bredouille ou les bras chargés.
Ne serait-ce pas l’heure du dîner qui vient de sonner ?

Le quartier se prépare pour aller se coucher,
Sauf que NOUS ne sommes pas fatigués.
Alors NOUS restons là, devant la maison à parler.
NOUS grignotons, NOUS buvons du… thé.
Sur les marches d’escalier, NOUS refaisons le monde,
Sans penser à notre quotidien en France une seule seconde.
Alors NOUS rions aux éclats
Et en famille, ces moments-là ne s’oublient pas !

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