01/05/2017 – Le « NI-NI ya momo » du 7 mai prochain

01/05/2017 - Le "NI-NI ya momo" du 7 mai prochain

Il y a des comptines, des petites chansons toutes mignonnes, des mélodies que l’on se transmet de génération en génération pour aider les bébés à dormir. Elles rentrent dans les têtes et n’en sortent jamais. Comme le « nini ya momo » que l’on a l’habitude de chanter dans ma famille. D’ailleurs pour les Marocains et les Marocaines c’est un incontournable. On dit à bébé de faire dodo tout simplement. Mais en France « nini » veut aussi dire autre chose !

Le 7 mai, certains vont donc rester dormir

Depuis le premier tour de la présidentielle, on parle de « sansmoile7mai » ou encore de « ni-ni ». Avec Macron et Le Pen au second tour, voyant Mélenchon rester aux portes de cette « finale », des électeurs sont loin de vouloir accorder leur vote aux candidats. Ils ne veulent pas d’eux et le disent. Pour cette raison ils expriment qu’ils ne diront oui « ni » à l’un, « ni » à l’autre. Pas de peste ni de choléra, clament certains. Face à cette situation forcément d’autres s’insurgent : « comment peut-on ne pas vouloir faire barrage à l’héritière de la dynastie Le Pen, qui a pour  carburant la xénophobie, mettant tous les problèmes de la France sur le dos des immigrés, des étrangers, des clandestins, des réfugiés… ? » . « Demain, avec elle au pouvoir, que sera la France ? » , se demandent-ils. A contrario, ceux qui comptent bien voter Emmanuel Macron, mais par dépit, expriment qu’il sera difficile pour eux de glisser ce bulletin dans l’urne mais ont-ils vraiment le choix ? S’abstenir, voter blanc, décider d’avoir piscine ce dimanche 7 mai ne fera que servir Marine Le Pen et lui dérouler un tapis rouge…

Donc à force d’utiliser le « Ni-Ni », on pourrait bien finir par s’endormir laissant la xénophobie s’offrir l’Elysée. Mais nous ne sommes pas des bébés et le sommeil peut attendre. D’ailleurs dans la comptine on disait à bébé de dormir jusqu’à ce que cuise notre dîner et à défaut celui des voisins. Si MLP devait accéder au pouvoir, on risquerait bien de perdre l’appétit !

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