07/11/2016 – Des élus Les Républicains bloquent des réfugiés

07/11/2016 - Des élus les Républicains bloquent un bus de réfugiés

Les semaines se suivent et se ressemblent décidément. Lundi dernier il était question des commentaires insultants à l’égard des réfugiés suite à un reportage de France 3. A présent voici que des élus Les Républicains s’opposent à l’arrivée d’un bus de réfugiés à Maurepas pour un hébergement temporaire. Il ne faut donc pas s’étonner que les citoyens fassent comme ceux qui disent les représenter ?

Pas de réfugiés dans le gymnase de la ville
A Maurepas, dans les Yvelines, c’est un gymnase qui devait accueillir des réfugiés. Le jour même, sur Paris, le campement de Stalingrad était justement évacué. Cependant pour les élus Les Républicains présents à Maurepas, il était hors de question de voir les réfugiés s’installer dans le gymnase de la ville, pourtant réquisitionné par la Préfecture des Yvelines. Munis d’une banderole sur laquelle était inscrit « La solidarité nationale ne vaut que si elle est partagée par tous« , ils souhaitaient que des villes voisines accueillent aussi des réfugiés. Durant l’été, à Maurepas, le gymnase avait servi pour les réfugiés et ce lieu était peu sollicité. Cependant, cette infrastructure est aujourd’hui davantage occupée notamment pour les activités scolaires. Finalement le bus a dû se diriger vers la salle des fêtes.

Les élus montrent l’exemple aux citoyens
Malgré l’explication apportée sur cette réaction des élus Les Républicains, que retiendra-t-on ? Que des politiques, devant représenter le peuple, ont oublié ou peut-être jamais connu le sens du mot « fraternité ». Un accueil « temporaire » n’a qu’un sens : que ces réfugiés ne resteront pas longtemps. De plus, les citoyens sont malheureusement trop souvent influencés par les agissements des élus, par leurs idées sans même chercher à faire preuve d’esprit critique. Alors ils fonceront tête baissée dans la même direction qu’eux : ne souhaitant pas les avoir sur leur chemin, indiquant qu’ils n’ont rien à faire ici, qu’ils ne sont pas chez eux. Si on avait traité les réfugiés espagnols de la même manière, où en serions-nous aujourd’hui ? Quoique des milliers d’entre eux ont été internés dans des camps…

La conclusion sera toujours la même : si ces élus avaient été des réfugiés, ils auraient souhaité être accueillis, même pour un hébergement temporaire. Auraient-ils apprécié être repoussés ainsi ? Non… Alors honte à eux ! Et ce n’est pas le terme « migrants » qu’il faudrait employer mais « réfugiés » car ils sont nombreux à avoir quitté leur pays pour trouver refuge dans une autre partie du monde en raison de conflits. Si la paix avait régné chez eux, ils n’auraient pas eu à trouver un abri en paix chez nous !

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