22/08/2011 – Je m’appelle Syrie

 
Longtemps les caravaniers
Sont passés par mes plaines.
Joyau de la Mésopotamie,
Bilad Al Cham ou Syrie,
Ecrin d’une civilisation très ancienne,
L’Euphrate vous racontera mes contrées.

Contrastes de paysages,
Voisins des Turcs et Irakiens,
Surplombés par Damas,
Les Romains ont laissé leurs traces
Sur mon sol méditerranéen,
Lieu de pèlerinage.

On appelle mes villes
Plus anciennes cités de la terre.
Bombardée, comment va Lattaquié ? 
On appelle Homs la rebelle violentée ?
Bachar y tue  des pères, des mères.
Où se réfugient les civils ?

Je m’appelle Syrie
Et je suis visée
Par des chars endiablés,
Par des chars endiablés.
Je m’appelle Syrie,
Etat défiguré
L’ONU m’a oubliée,
Oubliée… 

Je survis, blessée
Attendant un secours trop tardif.
Mon président n’est que mascarade
N’est que despote et malade.
Sur ses mains rouges vifs
Du sang foncé. 

On m’appelle acteur du Proche Orient
Comme le Liban et Israël
Par temps de conflit et de paix.
On m’appelle couverte d’orge et de blé,
J’aimerais rester aussi belle
Que ce que j’étais avant.

Je m’appelle Syrie
Et je suis visée
Par des chars endiablés,
Par des chars endiablés.
Je m’appelle Syrie,
Etat défiguré
L’ONU m’a oubliée
Oubliée…

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