CAN 2012 : le gâchis marocain ou la rfissa marocaine

Toujours pas ! Voilà, cette nouvelle Coupe d’Afrique des Nations n’est pas synonyme de succès pour le Maroc, encore une fois ! Il y a des conclusions qui ne trompent pas. Lorsqu’au football on ne sait pas faire preuve de réalisme, de lucidité, 90 minutes ne paient pas, malgré toutes les attaques et toutes les défenses mises en place. Gerets à la tête du Maroc, on voyait déjà une finale remportée par les Lions de l’Atlas. Puis on imaginait cette coupe, cette récompense, ce bijou baladé dans les rues de Rabat, sous l’acclamation du public, des youyous afin de remercier les joueurs, paradant après avoir fait vibrer tout un royaume, de Tanger jusqu’aux portes du Sahara ! Mais welou, il n’y a rien eu du tout !


Loin 2004 et Badou Zaki !
Pourtant, on y a cru…enfin en 2004.  A l’époque, en Tunisie, les protégés de l’ancien grand gardien et sélectionneur de l’équipe nationale, Badou Zaki, font un parcours des plus admirables. Ils passent tous les stades de cette Coupe d’Afrique des Nations et se retrouvent donc en finale face tout simplement au pays organisateur. Les joueurs marocains ne remportent pas cette ultime rencontre de la compétition mais pourtant sont considérés comme l’une des révélations du tournoi. Ils n’ont d’ailleurs perdu que 2 buts à 1. Le seul but côté marocain porte la signature de Mokhtari et de son coup de tête…presque comme Zizou ! De cette année, tout le monde se souvient encore. Tout le monde a, à l’esprit, cette jeunesse qui vient de se révéler. Le petit frère de Mustapha Hadji, Youssef marche et marque dans ses pas. Marouane Chamakh, encore Bordelais, prouve que l’on peut compter sur lui. Jawad Zairi, évoluant de ce temps-là en Ligue 1, se montre acrobate et jongleur dans son football… Bref, le football marocain semble avoir de belles années encore devant lui et sa progression ne peut être que positive. Mais les responsables marocains du football semblent, eux, avoir un problème avec la régularité puisqu’ils se séparent de Badou Zaki, ou alors ce dernier décide de rendre son tablier. Peu importe, le Badou Zaki de 2004 s’en va, laissant alors le poste de sélectionneur à un autre.

Henri Michel et les Lions
En 2008, ils sortent déjà au premier tour. Pour explications de la part du technicien qui entraîne l’équipe, soit Henri Michel, l’heure des Marocains et de leur succès n’est pas encore arrivée. Techniquement, tactiquement, physiquement…psychologiquement, ils n’y sont pas même si pourtant ils ont été très brillants quelques années plus tôt. De plus, ils n’ont fait qu’une bouchée de la Namibie mais perdent face au pays organisateur, le Ghana, et contre la Guinée. Henri Michel n’est pas sélectionneur pour la première fois au Maroc, il est présent en 1998 durant la Coupe du Monde qui se déroule en France. A ses yeux, pour cette CAN de 2008, l’effectif n’est pas dans des conditions adéquates, la faute à la fédération alors ? Au championnat marocain qui ne fournit pas encore d’excellents joueurs ? Le Français opte en partie pour la deuxième hypothèse. « L’équipe du Maroc compte dans ses rangs des joueurs excellents, mais pas de grosses pointures capables de changer le cours d’un match, notamment dans les moments difficiles, au lieu de s’effondrer à chaque fois que l’équipe est menée au score ». Les joueurs présents ont aussi de grosses difficultés à être réguliers. Cependant le cadre technique, la Fédération Marocaine de Football sont aussi à revoir, il n’y a pas que des entraîneurs à changer pour vouloir évoluer.
Gerets et son avenir…
Le Maroc est l’un des prétendants au titre de champion d’Afrique, étant donné les absences sud-africaine, camerounaise… Les poids lourds du football africain ne se sont pas qualifiés pour certains et le Soudan, par exemple, cherche bien évidemment à créer la surprise. A nouveau, ça ne passe pas, les Marocains ne gagnent pas pour espérer être au tour suivant. Aux côtés de la Tunisie, du Gabon et du Niger, les Marocains sont favoris, peut être même trop. Est-ce que la pression est trop lourde sur leurs épaules ? Est-ce que les Lions de l’Atlas préparent de la meilleure des manières leur compétition, collectivement et individuellement ? A présent, à quoi faut-il s’attendre ? A un Gerets remercié ? Il faudrait certainement mieux le laisser continuer ce qu’il a commencé. Mais en Afrique et au Maroc surtout, on a tendance à dire « salam » aux entraîneurs qui se mettent à perdre. Il faut rappeler que les résultats étaient bons avant cette CAN, durant 15 mois ! Et si plutôt on se séparait de certains joueurs et que l’on pensait à une réorganisation de la Fédération Marocaine de Football ?
Comme dit Gerets lui-même : « En Football, lundi tu es un roi, le lendemain tu n’es plus rien. » Est ce que la formule va se vérifier le concernant ?
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