L’Association Stains Espoir appelle la jeunesse à voyager

Voyager...

Retour dans le passé avec cette rencontre de juin dernier autour du voyage à Stains.

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Voyager l’espace d’une matinée sans quitter la Seine Saint Denis et Stains. Ce samedi 29 juin, c’était l’objectif fixé à la Maison du Temps. L’Association Stains Espoir réunissait des collégiens afin de leur parler de voyages et d’expériences à l’étranger. Anouar, Samira, Guillaume, Kadhafi et Aziz, les intervenants, ont eu devant eux des enfants rêvant des Etats Unis, d’Australie ou encore de la Thaïlande. Une occasion alors de leur présenter des témoignages, des photographies…

Quand voyager rime avec travail
« Je m’appelle Anouar. Je travaille sur le système de propulsion des bateaux, ce qui permet de faire tourner les hélices et donc faire avancer le bateau. » Ainsi se présente cet habitué des déplacements professionnels : Bahamas, Cap Vert, Ile Maurice, Indonésie, Singapour… Il montre une carte du monde aux enfants, qui surprend déjà les adultes ! Parfois en mer, parfois à terre, les anecdotes qu’il a dans sa valise sont nombreuses. « J’ai un souvenir particulier des Etats Unis et de la douane américaine surtout. On m’a demandé si je connaissais Ben Laden, si j’étais terroriste. » Mais il y a aussi eu cette fois sur un bateau en mer. « Nous sommes restés durant six heures à la dérive à cause d’un problème de propulsion. C’était en Afrique du Sud. » A son compteur, plus de cinquante missions avec le décalage horaire à prendre en compte à chaque fois. « J’ai pour habitude de dire que les Etats Unis vivent dans le passé et le Japon dans le futur. » Une manière d’expliquer aux collégiens les différences d’heures d’un pays à l’autre.  Pour sa part, Aziz a dû se faire à la différence de langue à Shanghai. « J’étais en Chine pour un stage et heureusement que des personnes parlaient l’anglais dans l’équipe sinon je n’aurais jamais pu me faire comprendre. » Bien sûr là encore, il y a un lot d’anecdotes.  « Je dormais dans une auberge de jeunesse. Un matin je me suis réveillé et un homard se balader dans la pièce. En allant dans la salle de bain, un autre se trouvait dans le lavabo ! » Quant à Kadhafi, chef d’un chantier lors d’un déplacement professionnel dans une ville entre Lisbonne et Porto, il s’est vite rendu compte que l’anglais était une clef importante. « Je ne parlais pas le portugais et j’étais arrivé dans un endroit qui ressemblait à la campagne, un coin perdu. L’expérience à l’étranger, dans certains pays, incite à se débrouiller. »

Voyager en famille
Samira est tombée amoureuse de la Thaïlande et la Malaisie. Professeur de Mathématiques et Sciences en Lycée Professionnel, elle a déjà voyagé de nombreuses fois dans ces deux pays. « Je partais avec mes frères et soeurs. Mais nos parents ne comprenaient pas pourquoi nous repartions à chaque fois au même endroit. Habitués aux vacances au Maroc, nous voulions changer et le continent asiatique s’est révélé à nous ! » Certes douze heures de vol mais beaucoup de plaisir pour les yeux. Kuala Lampur, le côté urbain et l’autre plus calme. Les plages, les vagues, la nature… « Puis nous avons pris des billets pour nos parents et eux, qui étaient sceptiques concernant ces voyages, ont été étonnés de ce qu’ils ont vu. Ils ont trouvé une population locale très respectueuse des anciens. » Aziz a lui aussi voyagé pour le plaisir. « Le Japon où il faut toujours avoir des chaussettes propres et non trouées puisqu’on passe la plupart du temps à enlever ses chaussures pour rentrer dans des lieux. Les portes qui ne sont ni à tirer ni à pousser mais à coulisser. » De quoi faire rire les enfants présents dans la salle. « Puis le Brésil, les favelas, le football, le désert… ». Une jolie découverte. Aujourd’hui Samira rêve du Sultanat d’Oman et Aziz de voir les Etats Unis.

Faire de l’humanitaire à l’étranger
Guillaume a vu un autre pays, le Ghana et dans un cadre associatif. « Je suis parti grâce à une association française, Développement Sans Frontières, qui a des partenariats avec des associations dans certains pays. Elle se fait l’intermédiaire en facilitant les démarches administratives et en assurant un suivi permanent. » Arrivé sur place, à l’aéroport, on vient le chercher dans ce pays où l’anglais est plus parlé que le français. « Bien évidemment, on perd ses repères, la langue n’est pas la même et le quotidien est différent des habitudes. » A Kumasi, il aide l’association KITA dans des tâches informatiques et dans le soutien scolaire. Sans parler d’un cours sur l’entretien d’un jardin, une mission qui fait sourire enfants comme adultes dans la salle. « Heureusement qu’il y avait Internet pour ça, car je ne suis pas du tout jardinier. » Ce sont trois semaines qu’il a passées dans ce cadre. « Si je devais repartir, ce serait à nouveau avec Développement Sans Frontières, reste à savoir où. »

A la fin de la matinée, les enfants ont tous répondu que ces expériences leur avaient donné envie de voyager. L’Association Stains Espoir a donc atteint son objectif. Et si la suite de cet événement était de faire voyager ces enfants réellement ?!

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