Hanane Charrihi perd sa mère dans l’attentat de Nice et l’écrit dans « Ma mère patrie »

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Ce soir du 14 juillet 2016, sur la Promenade des Anglais, le camion fou ôtera la vie à 86 personnes. Parmi elles, Fatima Charrihi. Sa fille Hanane a justement écrit pour lui rendre hommage dans « Ma mère patrie » et dénonce avec raison les extrémismes omniprésents.

Fatima Charrihi : une épouse, une mère, une grand-mère…

En lisant les mots de Hanane Charrihi qui décrivent sa mère et tous ses souvenirs, l’impression d’avoir connu Fatima Charrihi est entière, omniprésente. Ses manières d’être, de faire, de penser, de se comporter étaient empreintes de solidarité. La mère de famille avait un côté protecteur envers les siens et à la lecture, c’est un trait de son caractère que l’on ressent. On aurait alors voulu connaître Fatima Charrihi, elle qui était une épouse, une mère, une grand-mère… une confidente, une amie… Avec douceur et à merveille, elle tenait tous ces rôles et cela d’une main de fer dans un gant de velours, d’après Hanane. Un bel hommage est donc rendu grâce aux souvenirs, aux moments précieux, aux trésors en mémoire alors que Fatima Charrihi repose aujourd’hui au Maroc, là où sa vie a commencé dans un village du Haut-Atlas.

Ces deux extrémismes si dangereux qui gangrènent 

Hanane Charrihi nous parle de deux extrémismes. Le premier est celui qui a tué sa mère : quand au nom de ce que l’islam n’a jamais indiqué, un homme perdu dans ses idées a ôté la vie à 86 personnes, en a blessé d’autres physiquement, psychologiquement et a dévasté leurs proches. Certains ont vu leur mère leur être arrachée, quand ce n’est pas un père, un frère, un enfant… Un extrémisme comme un fléau ce soir à Nice mais aussi au Bataclan, sur les terrasses des cafés de Paris… Devenu monnaie courante en France, à l’étranger… Et il y a cet autre extrémisme entendu par Hanane en voulant rendre hommage à sa mère là où elle s’est éteinte : « Vous êtes une honte pour la France. Retournez d’où vous êtes », « On ne veut plus de ça ici, vous savez. On ne veut plus de vous ici ». « Tant mieux ! Ca en fait une de moins« . Le même extrémisme dangereux qui a tué dernièrement dans une mosquée du Québec.

« Ma mère patrie » est un ouvrage très fort en émotions et à la lecture, il est très probable que des larmes couleront. Car ici cela a été le cas !

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